Voilà plusieurs jours que ça miaule à la porte. Un petit chat sorti de nulle part demande asile. Une minette pour être plus précise. Elle ressemble à un siamois à poils mi-longs. Visiblement perdue vu son état général, elle a cependant connu un foyer étant donné son caractère sociable.

Max et moi étant allergiques à la plupart des chats, nous nous refusons d’en adopter un dans notre appartement. Mais celui-ci nous tombe du ciel, et nous avons beau y coller le nez, aucun signe d’allergies. Moi qui comptais sur Max pour refuser net son adoption, je me suis bien trompée; il craque autant que moi.

Nous la laissons donc prendre ses aises chez nous. Des croquettes, une litière, et le tour est joué! Reste à retrouver les éventuels propriétaires, et pour cela le vétérinaire est tout indiqué. Nous embarquons ainsi une minette pas rassurée en voiture. Un petit coup de détecteur magique nous permet de trouver une puce dans le cou de la minette, et une recherche dans la base de données donne accès aux infos sur le propriétaire. Mais impossible de joindre ces derniers au téléphone. Il nous reste le choix de déposer notre bête à la fourrière ou de la garder chez nous en attendant que les proprios se manifestent. On choisit la seconde option, et on rentre à l’appart avec un chat sous le bras.

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De retour de métropole, nous trouvons notre case habitée par 2 zoreilles, Antoine et Maud, venus passer quelques semaines de vacances. Ils ont bien profité, chacun à sa manière, du Péi. Mais voilà le volcan à nouveau en activité et c’est tous ensembles que nous partons à l’assaut de la montagne qui crache le feu.

Un sentier, le seul ouvert pour l’instant, permet de voir le spectacle de loin. En moins de 2 heures de marche, nous voyons les 3 fontaines crachant activement une lave rouge qui roule en silence sur le flanc de l’enclos. Comme c’est beau! Et encore plus impressionnant de nuit!

On a préparé des sandwiches qu’on avale difficilement à l’abri du vent. Mauvais calcul, nous avons acheté du pain pimenté, un peu trop piquant à notre goût!

On rebrousse chemin dans le noir. Les balisages nous permettent de nous repérer à la lueur des frontales. Et de toute façon, impossible de se perdre car nous sommes loin d’être seuls; les frontales des marcheurs sont autant de petites lucioles indiquant la route. En revanche, les pas arrachent des nuages de poussière du sol qu’on avale en quantité. Je suis bien fatiguée de cette marche, car je n’ai toujours pas rattrapé mon retard de sommeil depuis l’avion.

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Fraîchement débarqués du TGV, nous sommes cueillis par Coco à Aix-en-Provence. Elle habite depuis peu dans un petit appartement en ville, c’est pratique pour se promener sur le marché et dans les rues commerçantes.

Elle nous emmène pour une virée à la Sainte-Victoire où nous longeons le flanc de la montagne pour une petite promenade au soleil. Nous visitons ensuite le secteur de Saint-Donat pour un thé avec ma marraine. Puis nous dînons avec mon oncle.

On visite aussi Cassis et les calanques voisines. La petite ville a tout d’une cité balnéaire, ce qui gâche un peu son charme. Mais les calanques sont magnifiques.

C’est déjà la fin des vacances et vient le moment d’embarquer à nouveau pour la Réunion. Les voyage sera long, mais grâce au choix de films dans l’avion on s’ennuie moins.

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Ils se sont déplacés depuis la lointaine Vendée pour ne pas rater l’évènement! Voilà que débarquent les potes du lycée et d’avant, les proches, et la famille Auneau en première ligne pour le mariage de leur petit Florian adoré. La belle est du pays Avignonnais, et elle se marie à domicile.

C’est donc dans ce cadre inhabituel que nous retrouvons tous ces amis du lycée et d’avant. En attendant la mairie, on visite Avignon, ses remparts, Le pont; on prend l’apéro sur une terrasse au soleil, en se remémorant nos bêtises du lycée, en prenant les nouvelles.

Mais l’heure fatidique du « oui » approche et chacun regagne ses appartements pour se mettre sur son 31. Toujours pas de trace des mariés, mais ouf, les parents sont là. On les suit docilement jusqu’à la mairie des Angles. Tout le monde est là, ou presque, quand débarquent les tourtereaux. Ils sont beaux, surtout Carole il faut dire, avec sa robe rouge.

On a de la peine à les suivre dans la mairie tellement qu’on est nombreux. Mais en se serrant on trouve de a place pour caser tout le monde. S’ensuivent les différents discours, le blabla habituel s’achevant par le « oui » des mariés. Pas de surprise, donc, ils ont l’air bien décidé. C’est juste difficile d’enfiler les bagues sous le coup de l’émotion.

Le cortège se met en route après une séance photos à la sortie de la mairie. On roule droit vers la salle où se déroulent une nouvelle séance photo, le vin d’honneur, le repas et le bal. L’ambiance est joyeuse, bientôt aidée par le muscat à la figue. Florian et Carole peinent à discuter avec chacun, sans arrêt demandés par les uns ou les autres. Après des intermèdes musicaux nous sommes invités à nous assoir pour le buffet.

Le repas entrecoupé d’animations, de jeux, surprises et musiques est délicieux. A l’ouverture du bal, Florian et Carole doivent valser, ce qui n’a pas l’air d’être leur tasse de thé, mais il faut bien faire plaisir aux traditionnels du mariage. Ils se rattrapent bien vite sur un rock auquel tout le monde est convié. C’est avec contentement qu’on se lève pour danser, ça va aider à la digestion! La nuit s’avance, et un peu après la danse de la brioche, le DJ termine sa playlist. C’est ce qui marque la fin de la fête, et ceux qui sont encore présents remballent leurs affaires pour aller dormir d’un bon sommeil.

Nos jeunes mariés vont reprendre le train train de la vie quotidienne assez vite, car ni la thèse de Florian, ni le boulot de Carole ne peuvent attendre. Le voyage de noces attendra… le Japon attendra…

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Toulouse, ville ensoleillée, nous accueille chaleureusement. Enfin c’est surtout la sœur de Max qui nous accueille à la sortie du train. Elle et David sont installés non loin de la gare St Agne. Le quartier est tranquille et pas trop loin du centre ville. Alors on visite avec David tant qu’il est en congé, puis on se débrouille pour se balader. Le jardin des plantes et le muséum d’histoire naturelle exceptionnellement gratuit pour la fête de la science ne me résistent pas. Et puis on se fait des sorties fête foraine et bowling avec Aurélie et David.

Je retrouve Merle, une étudiante allemande rencontrée à Cape Town et qui, par hasard, est à Toulouse en ce moment. Et bien sûr on se donne rendez-vous au resto avec Audrey et Camille que nous avons rencontrées à la Réunion.

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Ils sont tous là, nos parents. Ils vivent dans une maison, une caravane, un camion… Alors notre choix de squattage s’est vite orienté pour la maison,  chez maman. En 2 semaines, on a pu voir nos parents, mes 2 plus jeunes frères, la grand-mère de Max…

Et de mon côté j’ai pu retrouver Vinciane et sa famille de chevaux, les chevaux de la Pommeraie, et la petite Urielle qui grandit et commence à apprendre les bonnes manières pour son futur débourrage.

On tente une excursion aux Sables d’Olonne, mais difficile de profiter du remblais tant il pleut. On se rabat sur une crèpe et un thé au chaud.

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Nous avons laissé Paris (et le beau temps) pour un Nantes froid et pluvieux. De là nous retrouvons les ex-collègues de promo de Max, avec qui nous passons la soirée. On est effaré d’apprendre que les couples s’installent, achètent leurs maisons, et mettent en route les bébés. Mais après tout c’est l’ordre normal des choses!

Le lendemain c’est à Julie, mon ex-collègue du collège (et oui, ça remonte!) que nous rendons visite. Là encore, ça s’installe; la maison n’est pas encore construite, mais ce n’est qu’une question de temps.

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Paris. Après plus d’un an et demi loin de la métropole, la capitale se montre sous son meilleur jour. Le soleil brille de mille feux, et même nous, les tropicalisés, abandonnons quelques instants les pulls pour se dorer sur les marches de l’Arche de la Défense.

Nous logeons à St Denis chez Mario. Il a un super appart d’où nous prenons le métro en 5 minutes. Et de là, tout Paris est à notre portée. Alors quand Mario travaille, on part en promenade dans les rues, les parcs, les magasins.

Le passage dans la capitale nous permet en plus de retrouver de vieux amis, collègues, et mon ptit frère. C’est là le but du voyage en métropole, après tout, revoir des tête qui nous ont manqué pendant notre absence.

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Le voyage malgache s’est achevé sans imprévus, et c’est avec émotion qu’on quitte ce pays à la terre rouge. Un peu plus tard, nous sommes à la Réunion. Comme le voyage est court! Mais si peu de traits ne sont communs des 2 îles! L’une est rouge, l’autre noire et verte. L’une est immense, l’autre minuscule. Je les aime pourtant l’une comme l’autre.

Notre escale réunionnaise dure 2 jours, le temps de mettre de l’ordre dans l’appartement en prévision de nos futurs touristes de passage, et de préparer nos valises pour la métropole. La voiture nous fait une petite frayeur en tombant en panne sur la route du littoral, mais heureusement pour nous, ce n’était qu’une panne sèche.

Nous embarquons à nouveau à bord d’un énorme Boeing cette fois à destination de la métropole, le dimanche au soir.

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Antsirabe est notre dernière étape malgache. Comme tout s’est passé comme sur des roulettes et qu’aucun imprévu ne nous a retardés pendant notre périple, nous resterons 3 jours dans cette ville. Malgré l’insistance des guides qui ont mille et une choses à nous montrer, nous restons sur nos positions: Antsirabe est notre étape repos. On veut simplement déambuler entre l’hôtel et les rues avoisinantes, trouver quelques souvenirs, jouer aux cartes autour d’une THB… histoire de rentrer à la Réunion en pleine forme! Antsirabe se prête parfaitement à ce rythme. Nous somme logés chez Billy qui se trouve à 2 pas de tout, les marchés, les commerces de souvenirs pour vazahas, les cybers, les restos…

Max et moi passons une matinée dans les thermes, qui furent d’une grande renommée à une époque. Nous prenons un bain d’eau thermale aux huiles essentielles. L’eau sort brûlante et a un petit goût de sel. Nous en sortons cuits au bout de 30 minutes, mais relaxés. Ce qui n’est pour nous qu’une curiosité attire beaucoup de malgaches qui comptent sur les vertus curatives de l’eau. D’ailleurs les thermes ont une allure d’hôpital avec leurs longs couloirs carrelés et leur personnel médical en blouse.

Nous découvrons l’atelier des « 6 frères » qui travaillent la corne de zébu. Tout au long de la journée, les frères organisent des démonstrations afin de présenter leur artisanat et vendre quelques objets finis. De la corne sortie de l’abattoir dont on extrait l’os, un oiseau nait entre coups de scie, chauffage de la corne, et polissage.

Max et moi (enfin surtout moi!) nous laissons tenter par une promenade à cheval dans les collines avoisinant Antsirabe. Montés sur nos petits barbes nous quittons l’agitation de la ville pour une campagne vallonnée, où quelques parcelles sont difficilement cultivées dans la terre désespérément rouge. Le vent arrache de la poussière de la terre nue et nous assèche la bouche sous un soleil de plomb. Mais la campagne a un côté si accueillant. Des petites maisons de terre bordent le chemin, autour desquelles les enfants jouent sous l’œil vigilant de leurs aînés. Les adultes travaillent au champ. Tous ces gens qu’on croise nous saluent avec chaleur dans un français hésitant. Sur le chemin du retour, nous apercevons un cortège. Le vent nous apporte des bribes de chants et de musique. Il s’agit d’une cérémonie pour le retournement d’un mort. Une cérémonie qui se doit d’être célébrée dans la joie, même si c’est douloureux de se souvenir de la perte de quelqu’un qui nous est cher.

Le soir venu, nous nous retrouvons chez Billy pour passer de bons moments en musique. Billy ne manque pas de sortir sa guitare pour entonner en cœur des chants de tout style. On apprécie aussi la cuisine du chef, ou un jeu de dés ou de cartes dans la pièce commune.

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