C’est au tour de Gilles, un des thésards du Cirad, de souffler les bougies. Il nous convie sur la plage d’Etang-Salé pour un barbeuk à la lueur de flambeaux spécialement acquis pour l’occasion.
Jusqu’au coucher du soleil, le surfeur reste dans les vagues, et on en profite pour immortaliser les lieux dans les couleurs du couchant. Le jour déclinant annonce la venue des requins, et il est temps pour Gilles de quitter l’eau. Il faut encore trouver le coin idéal pour établir notre campement, à l’abri du vent et des filaos. Pendant que Max et Carole aménagent le foyer, il nous faut trouver du bois pour alimenter le feu. Pas évident, surtout de nuit! Max et moi regrettons d’avoir laissé nos frontales à l’appart, elles auraient été bien utiles à cet instant!
A l’arrivée des autres convives, le feu crépite, les nattes tapissent le sol, et les flambeaux survivent difficilement à la brise marine. Max et Julien se décident pour un rapide aller-retour à Saint-Pierre afin de récupérer une guitare et de la lumière. On commence l’apéro sans eux! C’est agréable d’entendre la mer, son bientôt couvert par les conversations animées et la guitare. A peine cuits, les morceaux de poulet et les saucisses sont avalés, c’est qu’on avait faim!
La soirée se rafraîchit, et mes yeux se ferment malgré moi. Les temps sont durs, je suis tout le temps fatiguée. Vivement les vacances! On rentre donc sur Saint-Pierre de bonne heure.
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Une randonnée familiale à Takamaka est annoncée au programme de ce week-end. Familiale car l’oncle et la tante d’Audrey nous accompagnent. La randonnée démarre sur une des zones les plus humides de l’île, dans l’est, le long de la rivière des marsouins, et il faut se préparer psychologiquement à marcher dans la boue! Autre difficulté de la rando, les fameuses échelles plus ou moins fixées dans la roche et qu’il faut escalader quand le dénivelé est trop important. Mais le pire est sans doute l’heure de réveil: 4 heures du matin!!!
La route qui mène au départ est bien longue! Il faut se rendre à l’opposé de l’île puis rentrer dans les terres jusqu’au point de départ. On abandonne ici la voiture, et on emprunte le sentier. On s’aperçoit vite que le terrain n’est finalement pas si humide. La pluie s’est visiblement faite rare ces derniers jours, rendant le sol moins glissant mais aussi les cascades moins nombreuses.
On atteint le fameux passage des échelles qui nous fait rapidement gagner en dénivelé. Mais mieux vaut ne pas les emprunter à plusieurs, car je doute fortement de leur solidité! On atteint un point de vue sur la rivière des marsouins et son fameux barrage de Takamaka. On décide de continuer sans trop attendre, cette fois en pleine forêt primaire. La forêt de Bélouve est immense, et nous nous arrêtons en chemin pour le pique-nique. C’est bon pour le moral des troupes!
On reprend notre chemin sur une route forestière qui nous permet d’avancer beaucoup plus vite et sans détours. On sent que la fin de la randonnée approche, mais avant de rejoindre les plaines, un dernier obstacle se dresse devant nous: une montagne qu’il va falloir franchir! On entame vaillamment la montée pentue mais courte heureusement. Une petite frayeur tout de même car Max manque de tomber dans les vapes à cause de la douleur d’un choc dans le genou. Mais ce n’est pas ce qui va l’arrêter, et le temps de reprendre ses esprits le voilà reparti.
On arrive enfin au sommet. Il reste encore du chemin pour rejoindre les pâturages, que nous traversons. Nous arrivons finalement sur le parking, mais pas le même que celui où nous avons laissé la voiture! Nous empruntons un véhicule pour aller récupérer la voiture, et ce sera l’épreuve la plus difficile de la journée! Heureusement qu’on nous offre un carri réconfortant!
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Le pique-nique est un sport national à la Réunion qui se pratique en famille. On se met d’accord pour un petit coin en montagne ou à la plage et on s’y donne rendez-vous en début de journée. Il faut arriver tôt pour avoir la meilleure place! On sort les nattes pour s’installer confortablement, puis les victuailles en quantité. On ne plaisante pas! Un pique-nique sans carry n’est pas un pique-nique! Alors pas question de laisser les marmites à la case: une marmite pour le riz, une pour la viande ou le poisson cuisiné et un bon bol de rougail pour pimenter le tout.
En ce jour de 11 novembre, personne ne travaille, et c’est donc une journée idéale pour pique-niquer. On n’en est pas encore à l’organisation exemplaire du réunionnais, alors on se donne rendez-vous à midi à Grand-Anse. Chacun apporte ce qu’il souhaite grignoter, et une natte s’il y pense. Évidemment, les lieux sont déjà bondés de pique-niqueurs et c’est par chance qu’on trouve une place de parking à proximité. Heureusement que la côte est bien aménagée, avec beaucoup de zones à l’ombre des cocotiers et vacoas.
Le pique-nique est l’affaire d’une petite heure, puis on digère un peu en rigolant, et avant d’être complètement ramollis on se lance dans une partie de jungle speed. Pendant que Max se met aux raquettes de plage, les filles se rapprochent de l’eau pour y tremper les orteils. L’eau est encore froide pour la saison. Et de toute façon il est déconseillé de s’y baigner après les grosses averses du week-end.
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Voilà des semaines que nos volcanologues rabâchent que l’éruption de cette chère Fournaise est imminente. Les séismes annonciateurs et le gonflement du volcan sont des signes qui ne trompent pas! Par conséquent, l’accès au cratère est encore plus interdit que d’habitude.
On s’est promis de se ruer sur les lieux s’il s’avère que la lave surgit. Mais impossible d’être attentif 24h sur 24, et c’est entre jeudi soir et vendredi matin que le volcan s’est décidé pour une coulée bien courte mais très jolie dans la nuit. Quelle déception de l’apprendre le lendemain, alors que l’éruption s’est interrompue et que la pluie s’est mise de la partie!
D’ailleurs la pluie, elle ne sera pas de courte durée. On y aura droit tout le week-end et en quantité! Le tonnerre et le vent sont de la partie. Courageux, nous tenterons notre sortie habituelle du samedi au marché. Les routes s’étant transformées en torrents, il sera bien long et difficile de rentrer à la maison, ce qui nous dissuadera de tenter toute autre sortie!
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L’oncle, c’est celui d’Audrey, mais il ne me vient pas à l’idée de l’appeler autrement. C’est lui qui a couru 24 heures avec Audrey pour effectuer le semi-raid sans dossard. Pour nous remercier de notre rôle de ravitailleurs, nous sommes invités dans son humble demeure pour partager le carry dont Audrey nous a tant chanté les louanges.
Il habite à 2 pas de chez nous, dans une case qu’il a aménagée lui même avec un jardin plein d’arbres fruitiers et une piscine! Max et les autres garçons se jettent à l’eau, et comme il fait un peu froid pour moi, je préfère me concentrer sur les grappes de mangues vertes et les litchis rougissants qui dépassent du feuillage. L’oncle est dans la cuisine extérieure, en train de faire cuire le repas au feu de bois. Et comme on fait les curieuses avec Audrey on a le droit de goûter à la mangue verte crue et poivrée qui sert dans la confection du rougail.
On prend l’apéritif avant de se mettre à table. Et bien sûr, le carry poulet est épatant! Et en zoreilles bien soignés, nous avons droit au rougail mangue peu épicé, donc pas de crainte d’enflammer ses papilles! Je me suis occupée du dessert, un tiramisu créole on peut dire, car j’ai eu la main lourde sur le rhum!
C’est un peu tôt et avec regret que nous prenons congé, mais demain une journée de travail nous attend (sauf pour Max, lui il peut choisir!).
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Une journée entière à naviguer sur un vieux gréement. Un rêve qui devient réalité! Alors à l’abordage, moussaillons! Les 18 heureux marins d’eau douce que nous sommes embarquent sur le Hnoss. Ce vieux voilier a navigué sur bien des mers et océans. Qui eût cru que d’une routine de pêche à la morue au large de la Norvège le navire aurait traversé le monde pour achever son périple sur l’île de la Réunion en tant que bâteau de plaisance? Et n’étant plus tout à fait pimpan ni bien vif, il a un sacré charme.
On observe patiemment les manœuvres au moteur qui nous permettent de quitter le port. Le moteur, on en a encore besoin pour le trajet aller, on peut ainsi filer droit. Cap sur le sud! Nous quittons le Port en direction de Saint-Paul, puis Saint-Gilles, notre destination. Quelques consignes de sécurité simplissimes sont énumérées: une chose à retenir, savoir crier « un homme à la mer! ». On hisse les voiles sur nos 2 mâts pour faire joli, puis on peut se disperser sur le pont.
Après un tour de visite, Max et moi regagnons la proue. Nous avions bien repéré un filet tendu au-dessus de l’eau à l’aspect accueillant. Nous nous glissons à l’intérieur, accueillis par une brise fraîche qui atténue la morsure des rayons du soleil… pour un temps! L’eau bleu profond glisse à un mètre en-dessous de nous, laissant le bateau se frayer son passage.
Arrivés à hauteur de Saint-Paul, nous nous rapprochons de bacs à poissons auprès desquels les dauphins gloutons viennent de goinfrer. Et pas loupé! Un groupe de 4 ou 5 nageoires dorsales évolue dans le périmètre, déjà repéré par un autre bateau de plaisance. On coupe le moteur pour s’approcher tout près, au point de leur passer au-dessus. Les animaux ont l’air nullement effarouchés, nous laissant le loisir de les voir de très près. De notre filet, nous sommes aux premières loges pour le spectacle.
Mais cela ne dure que quelques instants. Comme trop de curieux s’avancent, les dauphins préfèrent prendre des distances, et nous reprenons notre chemin. Arrivés à Saint-Gilles, nous mouillons pour quelques heures, le temps de se mettre à l’eau et de pique-niquer. Max et quelques autres intrépides jouent à se jeter à l’eau par la proue, et n’atteignant pas leur quota de sensations fortes, ils sautent suspendus aux bouts à la manière de Tarzan.
C’est la faim qui les sort de cette activité. Comme chacun a apporté quelque chose à manger, les quantités sont bien supérieures à nos besoins; et il faut un peu se forcer pour ne pas vexer les cuisiniers, au point que Max a le mal de mer!
C’est le moment de repartir! Et cette fois, on ne triche plus, on fait tout à la voile! On hisse les 2 voiles restantes à l’avant (le phoque et heu…?) qui se gonflent aussitôt. On prend un rythme de croisière assez lent. Ayant pris la direction du large, les côtes sont de plus en plus éloignées jusqu’à l’empannage qui nous en rapproche. Le temps d’effectuer plusieurs fois la manœuvre, le jour a décliné et les lueurs du couchant embrasent la mer et le rivage. La lune se lève alors que nous arrivons en vue de la ville du Port.
Quelques ultimes manœuvres sont nécessaires avant l’entrée au port; on abat les voiles, on met en marche le moteur, puis on s’arrime bien contre le quai. On doit quitter le Hnoss avec quelques regrets, mais on n’est pas mécontent de retrouver la terre ferme sous nos pieds!
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Les réunionnais sont de grands sportifs. Et avec le terrain de jeu qu’ils ont, pas de quoi s’ennuyer! Combien de fois croise-t-on le créole galopant dans ces petits chemins de randonnée, tels un cabris, sans crainte des dérapages et des à-pics, une petite bouteille d’eau à la main? Ils s’entrainent, dit-on, pour le Grand Raid! Mais qu’est-ce que le Grand Raid? Le zoreille naïf écoute stupéfait le créole qui, des étincelles plein les yeux lui décrit la course la plus difficile au monde.
Elle porte aussi le nom de Diagonale des fous, et à juste titre car son parcours traverse de part en part la Réunion. Depuis Saint-Philippe dans le sud, les concurrents rejoignent le volcan, puis le cirque de Cilaos, suivi du cirque de Mafate, pour enfin redescendre à Saint-Denis. Au total, c’est 150 kilomètres de distance et 9000 mètres de dénivelé positif. Soit une journée complète pour les plus rapides, 3 jours pour ceux qui prennent le temps.
Autant dire que le simple fait d’avoir participé à la course, et de préférence être allé jusqu’au bout, est une véritable gloire personnelle et suscite l’admiration des autres. Mais à quel prix? Les participants doivent s’entraîner correctement de manière à avoir les capacités physiques nécessaires, mais un bon mental est aussi une qualité primordiale. En effet, après des heures de course et de solitude, perdu dans la nuit et dans un cirque inquiétant, la folie vous guette.
Mais si la traversée de la Réunion vous semble un peu trop ardue, sachez qu’il existe en parallèle la course du Semi-raid, qui comme son nom l’indique ne fait « que » la moitié en kilométrage du Grand Raid. Des amis raisonnables se sont inscrits à cette dernière. Et d’autres ont décidé de suivre la course, mais sans dossard; il s’agit d’Audrey et de son oncle.
Ne pouvant bénéficier des ravitaillements postés régulièrement sur le parcours, nous nous sommes dévoués pour apporter un stock d’eau, boissons énergisantes, et sandwiches à nos coureurs hors-course. Garés à Dos d’âne, une entrée de Mafate, nous descendons à la rencontre des coureurs. A ce moment, voilà une nuit entière qu’ils courent, et les nouvelles jusque là sont bonnes.
La descente est plus longue que prévue, car nous nous rangeons à chaque coureur croisé. Certains sont exténués, on essaie de leur remonter le moral et de les motiver. Nous rencontrons enfin Audrey et son oncle, et ces derniers ne cachent pas leur soulagement et contentement. C’est l’occasion d’une pause bien méritée, et on les met aux petits soins pour le pique-nique.
On décide de remonter ensemble à Dos d’âne afin de porter leur matériel le plus longtemps possible. De toute façon il est impossible d’effectuer cette montée bien vite car elle est raide et embouteillée de coureurs. Le trajet est cependant plus rapide qu’à l’aller, car nous sommes à présent dans le sens prioritaire!
Petite pause en haut le temps de transférer le matériel, mais de courte durée, car nos coureurs sont motivés pour la suite et pressés de repartir. Ils repartent tous joyeux, ce qui nous permet de rentrer de notre côté le cœur tranquille. Et ils sont arrivés à bon port, 20 kilomètres plus tard et à la tombée de la nuit. Il leur aura fallu 24 heures de course. De bonnes jambes, et surtout un sacré courage! Bravo!
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Nous sommes encore roses des pigments de la Holi par ce beau matin, alors que nous roulons jusqu’à la Plaine des Palmistes. Une petite randonnée est au programme; il s’agit de monter jusqu’au piton de l’eau: un petit coin de paradis parait-il, constitué d’un point d’eau formé dans un ancien cratère, et entouré de fleurs de lys.
Mais le chemin menant au paradis est semé d’embûches, c’est bien connu! On attaque d’abord un chemin bien pentu, aménagé en marches glissantes. Puis on entre dans une forêt primaire humide à souhait, et même si le temps est sec ces derniers jours, la boue est de la partie. Dans les hauts, la végétation change encore, on passe des zones où l’herbe pousse pour le grand bonheur des vaches dont nous ne verrons que les bouses. Après avoir franchi plusieurs échelles séparant les parcelles de pâturage, on commence à perdre patience. La route est monotone et le chemin glissant nous empêche d’aller plus vite.
Enfin nous atteignons une zone défrichée et perdue dans le brouillard. On entend les cloches des vaches au loin. Il faut traverser les pâturages en se repérant aux balisages masqués dans le brouillard. Ces foutus nuages ne se lèveront quasiment pas, donc pas de beau paysage à admirer.
Enfin on sent l’arrivée proche. Soudain, c’est le retour à la civilisation: des gens partout, incroyablement propres, pas tous dans la fleur de l’âge, et portant leur pique-nique avec eux. Le clou du spectacle, c’est les joueurs de pétanque qui apparaissent au détour du chemin. Il y a visiblement un autre accès au piton, et la route n’est pas loin!
Peu importe, on est arrivé! on trouve un petit coin pour nous auprès du lac, qui est effectivement mignon et entouré de lys, parmi les autres pique-niqueurs, les discussions et les enfants qui courent. On profite bien de notre pique-nique nous aussi, mais hésitons à rentrer en stop. Finalement nous ne tricherons pas et rebrousserons chemin pour retrouver notre sentier boueux et calme!
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C’est le printemps qui arrive, et chacun le célèbre à sa manière. Le Dipavali est ainsi fêté par les tamouls à la Réunion, marquant la victoire du bien contre le mal. A cette occasion, le front de mer de Saint-Pierre et le parc du colosse de Saint-André se parent de leurs plus belles couleurs pour attirer de nombreux visiteurs. Des exposant viennent d’Inde pour vendre les bijoux, tissus, décorations, tandis que les associations de danse viennent des 4 coins de l’île nous présenter leurs plus belles performances.
Un petit détour s’impose donc en ce beau samedi matin pour flâner entre les stands de Saint-Pierre et applaudir les danseurs sur scène. Mais traditionnellement, le Dipavali est d’avantage célébré à Saint-André, petite capitale tamoule de l’île. C’est à l’opposé de Saint-Pierre, mais qu’importe, la curiosité donne la motivation nécessaire.
A notre arrivée, nous nous dirigeons droit vers les stands/ snacks qui proposent des spécialités indiennes. Sur les bons conseils de Sabrina, la plus indienne du groupe disons, nous optons chacun pour un dhal. Il s’agit d’une sorte de crèpe sur laquelle on étale une garniture salée avec des lentilles, de la tomate, et du piment pour les courageux. J’accompagne le plat d’un thé indien, et je n’ai plus faim.
De toute façon il ne faut pas perdre de temps pour voir le spectacle qui suit. Des danseuses et danseurs se succèdent sur scène pour des performances de tous les styles allant de la danse indienne la plus classique à la plus moderne. Les costumes scintillent, cliquètent, et volent au son de la musique indienne, offrant un spectacle haut en couleurs.
Ce n’est pas fini; à présent c’est au tour du public d’entrer dans la danse. L’animatrice invite tout le monde à participer à la « Holi », la fête des couleurs, fête du printemps et de la fertilité. Le principe est simple: au son d’une fanfare de percussions, les participants se jettent des pigments de couleur, jusqu’à finir complètement coloré. Les enfants sont nombreux à se jeter dans la cohue, mais les grands aussi! Il faut tendre les mains pour récupérer la précieuse poudre colorée, puis la distribuer autour de soi, au hasard, ce qui génère des cris de joie.
Bien sûr, c’est une fête très symbolique, car jeter une couleur sur quelqu’un, c’est une façon de lui souhaiter quelque chose: du vert pour l’harmonie, du jaune pour l’optimisme, du bleu pour la vitalité et du rouge pour la joie et l’amour. Il y aura beaucoup de joie et d’amour cette année car tout le monde a fini plus ou moins rouge (il y avait plus de pigments rouges disponibles que toutes les autres couleurs réunies à la vérité!).
C’est donc avec une tronche toute colorée qu’il a fallu terminer la journée. Après un petit passage aux stands de nourriture pour quelques pâtisseries indiennes, on fait le tour des stands d’artisanat. Bien sûr je ne résiste pas à quelques morceaux de tissu colorés!
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Le curcuma est un élément essentiel du carri réunionnais. Il lui donne sa belle couleur jaune, et en plus le Créole se targue de ses vertus antioxydantes. Le hic, c’est que la cuisson entraîne la perte de cette propriété; donc pour votre santé, saupoudrez plutôt vos crudités de cet épice!
Mais passons l’aspect culinaire. Le curcuma provient du rhizome d’une plante qui pousse à la Réunion. Il est cultivé, notamment au niveau de la plaine des Grègues où se trouve la maison du curcuma.
Le lieu est protégé entre quelques montagnes de faible altitude, et les petites cases créoles rendent la plaine des Grègues charmante. C’est l’endroit idéal pour une petite randonnée; c’est pourquoi nous nous y rendons, étant encore fatigués du week-end précédant.
Cependant, les 900 mètres de dénivelé ne sont pas de tout repos! De belles marches sont taillées dans le chemin et ce jusqu’au sommet. Au fur et à mesure de la montée, on voit apparaître la rivière des galets qui se jette au loin dans l’océan, au niveau de Saint-Joseph. Mais le temps se couvre, et nous ne verrons pas beaucoup plus de paysage.
Après un bon pique-nique nous amorçons la descente, toujours en escaliers vertigineux. On a l’impression de descendre un rempart tant la pente est forte. Mais une fois le fond atteint, on peut traverser le village sur un terrain plat. Le temps est à nouveau dégagé et le soleil tape dur sur la route qui mène à la voiture.
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