Archives pour la catégorie “La Réunion”
Julie sur l’ile de la réunion
Le 20 décembre est célébrée la fête Cafre qui commémore l’abolition de l’esclavage. La Réunion a connu cette époque où des hommes étaient importés comme des marchandises et effectuaient les travaux au champs ou les corvées auxquelles les riches colons rechignaient à s’adonner. Une bien triste période, pendant laquelle ceux qui ne pouvaient fuir dans les camps marrons des hauts se réfugiaient dans la musique. Ainsi ce sont les esclaves qui ont donné naissance à ce qui deviendra le séga et le maloya.
Le 20 décembre est donc Noël avant Noël, une grande fête musicale qui regroupe tous les réunionnais. Un rendez-vous à ne pas manquer! Une scène de taille est installée à Villèle dans l’ouest. C’est là que nous avons décidé de nous rendre. Mais avant cela, petit passage dans la Ravine Saint-Gilles pour pique-niquer.
La ravine comprend un canal qui achemine l’eau vers Saint-Gilles, ainsi que les 3 fameux bassins naturels où il fait bon pique-niquer. La ravine attirait toujours plus de monde ce qui était une source de pollution de l’eau, et c’est pourquoi l’accès aux bassins a été interdit au public. Malgré l’interdiction, les bassins accueillent toujours les visiteurs capables de retrouver le chemin. On espère nous aussi y arriver!
En fait, on s’aperçoit que c’est assez simple de suivre le canal. Il faut se mouiller les pieds, ne pas hésiter à emprunter les tunnels par lesquels l’eau circule, et on parvient rapidement en vue des bassins. On ne perd pas de temps pour le pique-nique car la faim nous tenaille. Et comme l’endroit est agréable, on peut faire une petite sieste et se tremper dans l’eau glacée.
Il est temps de rebrousser chemin pour se rendre à la fête. Elle a lieu dans un champs à Villèle. Quelques stands sont installés, mais surtout une grande scène sur laquelle se succèdent les groupes de musique ou de danse. Un peu plus loin, un petit village de l’époque a été reconstitué. On y assiste aux danses de femmes mahoraises.
Il est tard, mais avant de rentrer on fait halte à Saint-Gilles le temps de déguster une glace et de faire un petit plongeon dans le lagon.
Pas de commentaire »
A Saint-Leu se trouve une ferme un peu particulière: on y élève les tortues. Enfin, on ne les élève plus pour les manger mais plutôt pour réintroduire des petites tortues vertes dont l’espèce est menacée. Du coup c’est aussi l’occasion d’une visite pour sensibiliser le public au problème.
Et comme il y a moyen de faire la visite gratos (merci Mayeul!), on se permet de faire les touristes! La visite guidée est bien sympathique. On apprend qu’en plus d’élever les tortues vertes, le centre récupère des tortues blessées et leur offre une remise en forme avant de les relâcher.
En plus des tortues vertes herbivores, il existe 6 autres espèces de tortues marines carnivores. Mais seulement deux sont présentes en chair et en carapace sur le site. Il y a aussi une drôle de tortue albinos qui aime se faire gratter la carapace. Et enfin, on peut voir les tortues de reproduction, sélectionnées pour effectuer ce travail au centre.
Pas de commentaire »
Le Dimitile est un point d’écoute pour les oiseaux protégés à la Réunion. Mais pour passer une semaine d’écoute là-haut, il faut en transporter, du matériel! On s’est dévoué pour donner un coup de main aux membres de l’asso. Après avoir rempli nos sacs de victuailles, nous commençons l’ascension. La matinée est déjà bien avancée, et il y a peu d’espoir d’avoir un point de vue sur Cilaos.
La montée est difficile jusqu’à ce que nous atteignons la crête. Il faut encore marcher en direction du piton des neiges pour arriver au campement. On s’arrête un moment pour pique-niquer, et c’est reparti! Le site d’écoute n’est plus bien loin. On y arrive enfin, perdu dans la végétation basse d’altitude.
Mais ce n’est pas le moment de se reposer. On doit faire tout le chemin inverse avant la nuit. On rebrousse donc chemin les sacs vides. Je suis assez confiante pour la route du retour que j’ai déjà empruntée il y a maintenant quelques mois. Mais voilà, les choses changent, et nous avons dû rater un embranchement.
Il y a aujourd’hui Charlotte qui randonne pour la première fois avec nous. Je lui avais promis une marche facile et pas trop longue, mais à force de descendre sans ne jamais voir la voiture, j’ai commencé à avoir des doutes sur le timing. C’est en débouchant sur un chemin en surplomb du Bras de la Plaine que mes doutes se sont confirmés: on s’est planté de chemin!
Impossible de faire demi-tour vue l’heure avancée. On décide donc d’appeler le possesseur d’une carte au point d’écoute qui nous guide à distance. On a bien dévié de notre route, mais il est possible de rejoindre la voiture. On active le pas en voyant le jour décliner, la perspective de marcher de nuit n’étant pas réjouissante. Enfin, on aperçoit au loin notre parking. Il est tard mais il fait encore jour, et c’est avec soulagement qu’on parcourt la distance qui reste.
Pas de commentaire »
Aujourd’hui, c’est ma dernière journée de travail au CIRAD avant une longue période de vacances. Comme j’avais pris peu de congés, il devenait obligatoire que je parte en vacances jusqu’à la fin de ma première année de contrat, c’est-à-dire le 31 janvier!
Pour bien finir le boulot, un repas de Noël nous est gracieusement offert par le CIRAD, et sur le temps de travail. Il faut un peu de courage pour s’y rendre, car les festivités ont lieu à l’autre bout de l’île, dans une auberge des hauts de Sainte-Marie. Au moins, on ne souffre pas de la chaleur à cette altitude.
On arrive en cours d’apéro. Des bouteilles gigantesques de rhum arrangé nous attendent, mais je préfère tourner au coca! Surtout après avoir vu le contenu plus que douteux du rhum serpent! On passe à table pour engloutir l’entrée (et oui, on avait faim!) de salade de gésiers et de cous d’oie farcis. Et pour faire descendre tout ça, le DJ nous balance le maloya et le séga. C’est notre big boss régional qui se lève en premier pour la danse et invite les autres à le rejoindre. Finalement on se lève alors que la piste de danse est bien remplie pour apprendre quelques pas de maloya.
Mais on a encore bien faim pour les carris qui suivent. Carri camarron, carri de coq et carri de sanglier accompagnés de leurs pois du cap, du rougail et du riz. Encore une pause sportive avant d’arriver au dessert, salade de fruits et glace. On rentre à Saint-Pierre bien repus.
Un commentaire »
Jusque là, chaque tentative pour voir le volcan s’est soldée par un échec. A chaque fois, nous arrivions dans une plaine des Sables embrumée, ce qui nous privait du paysage lunaire. Et ne parlons pas du Dolomieu, le cratère principal, qui restait toujours invisible.
Cette fois, on dirait que la chance nous sourit. Pas un nuage à l’horizon alors que nous nous engageons sur la plaine des Sables, et nous arrêtons la voiture quelques instants pour immortaliser le paysage désertique. On emprunte ensuite la piste menant au Pas de Bellecombe, et son point de vue sur le volcan. Là encore, le ciel est dégagé, et on peut enfin admirer le dôme arrondi du piton de la Fournaise.
L’enclos étant fermé aux visiteurs à cause des risques d’éruption, nous longeons le rempart vers l’est, menant au Nez coupé de Sainte-Rose. Nous pouvons voir le volcan et ses coulées à droite, le piton des Neiges à notre gauche. Les nuages se lèvent sur les plaines, et bientôt le Nez coupé de Sainte-Rose se retrouve bouché. Nous ne verrons donc rien de ce point de vue. On prend le goûter dans l’espoir que le temps s’éclaircisse, mais le seul résultat aura été d’attirer les rats. Nous faisons demi tour.
La plaine des Palmistes n’étant pas loin, on songe que c’est l’occasion de goûter au fameux palmiste frais que l’on prépare au prix du sacrifice de jeunes palmistes. Il faut goûter ça au moins une fois dans sa vie, c’est bien meilleur que le cœur de palmier en boîte! On craque pour une assiette de palmiste poêlé aux camarrons (sortes de grosses crevettes), c’est un délice!
Pas de commentaire »
C’est au tour de Gilles, un des thésards du Cirad, de souffler les bougies. Il nous convie sur la plage d’Etang-Salé pour un barbeuk à la lueur de flambeaux spécialement acquis pour l’occasion.
Jusqu’au coucher du soleil, le surfeur reste dans les vagues, et on en profite pour immortaliser les lieux dans les couleurs du couchant. Le jour déclinant annonce la venue des requins, et il est temps pour Gilles de quitter l’eau. Il faut encore trouver le coin idéal pour établir notre campement, à l’abri du vent et des filaos. Pendant que Max et Carole aménagent le foyer, il nous faut trouver du bois pour alimenter le feu. Pas évident, surtout de nuit! Max et moi regrettons d’avoir laissé nos frontales à l’appart, elles auraient été bien utiles à cet instant!
A l’arrivée des autres convives, le feu crépite, les nattes tapissent le sol, et les flambeaux survivent difficilement à la brise marine. Max et Julien se décident pour un rapide aller-retour à Saint-Pierre afin de récupérer une guitare et de la lumière. On commence l’apéro sans eux! C’est agréable d’entendre la mer, son bientôt couvert par les conversations animées et la guitare. A peine cuits, les morceaux de poulet et les saucisses sont avalés, c’est qu’on avait faim!
La soirée se rafraîchit, et mes yeux se ferment malgré moi. Les temps sont durs, je suis tout le temps fatiguée. Vivement les vacances! On rentre donc sur Saint-Pierre de bonne heure.
Pas de commentaire »
Une randonnée familiale à Takamaka est annoncée au programme de ce week-end. Familiale car l’oncle et la tante d’Audrey nous accompagnent. La randonnée démarre sur une des zones les plus humides de l’île, dans l’est, le long de la rivière des marsouins, et il faut se préparer psychologiquement à marcher dans la boue! Autre difficulté de la rando, les fameuses échelles plus ou moins fixées dans la roche et qu’il faut escalader quand le dénivelé est trop important. Mais le pire est sans doute l’heure de réveil: 4 heures du matin!!!
La route qui mène au départ est bien longue! Il faut se rendre à l’opposé de l’île puis rentrer dans les terres jusqu’au point de départ. On abandonne ici la voiture, et on emprunte le sentier. On s’aperçoit vite que le terrain n’est finalement pas si humide. La pluie s’est visiblement faite rare ces derniers jours, rendant le sol moins glissant mais aussi les cascades moins nombreuses.
On atteint le fameux passage des échelles qui nous fait rapidement gagner en dénivelé. Mais mieux vaut ne pas les emprunter à plusieurs, car je doute fortement de leur solidité! On atteint un point de vue sur la rivière des marsouins et son fameux barrage de Takamaka. On décide de continuer sans trop attendre, cette fois en pleine forêt primaire. La forêt de Bélouve est immense, et nous nous arrêtons en chemin pour le pique-nique. C’est bon pour le moral des troupes!
On reprend notre chemin sur une route forestière qui nous permet d’avancer beaucoup plus vite et sans détours. On sent que la fin de la randonnée approche, mais avant de rejoindre les plaines, un dernier obstacle se dresse devant nous: une montagne qu’il va falloir franchir! On entame vaillamment la montée pentue mais courte heureusement. Une petite frayeur tout de même car Max manque de tomber dans les vapes à cause de la douleur d’un choc dans le genou. Mais ce n’est pas ce qui va l’arrêter, et le temps de reprendre ses esprits le voilà reparti.
On arrive enfin au sommet. Il reste encore du chemin pour rejoindre les pâturages, que nous traversons. Nous arrivons finalement sur le parking, mais pas le même que celui où nous avons laissé la voiture! Nous empruntons un véhicule pour aller récupérer la voiture, et ce sera l’épreuve la plus difficile de la journée! Heureusement qu’on nous offre un carri réconfortant!
Pas de commentaire »
Le pique-nique est un sport national à la Réunion qui se pratique en famille. On se met d’accord pour un petit coin en montagne ou à la plage et on s’y donne rendez-vous en début de journée. Il faut arriver tôt pour avoir la meilleure place! On sort les nattes pour s’installer confortablement, puis les victuailles en quantité. On ne plaisante pas! Un pique-nique sans carry n’est pas un pique-nique! Alors pas question de laisser les marmites à la case: une marmite pour le riz, une pour la viande ou le poisson cuisiné et un bon bol de rougail pour pimenter le tout.
En ce jour de 11 novembre, personne ne travaille, et c’est donc une journée idéale pour pique-niquer. On n’en est pas encore à l’organisation exemplaire du réunionnais, alors on se donne rendez-vous à midi à Grand-Anse. Chacun apporte ce qu’il souhaite grignoter, et une natte s’il y pense. Évidemment, les lieux sont déjà bondés de pique-niqueurs et c’est par chance qu’on trouve une place de parking à proximité. Heureusement que la côte est bien aménagée, avec beaucoup de zones à l’ombre des cocotiers et vacoas.
Le pique-nique est l’affaire d’une petite heure, puis on digère un peu en rigolant, et avant d’être complètement ramollis on se lance dans une partie de jungle speed. Pendant que Max se met aux raquettes de plage, les filles se rapprochent de l’eau pour y tremper les orteils. L’eau est encore froide pour la saison. Et de toute façon il est déconseillé de s’y baigner après les grosses averses du week-end.
Pas de commentaire »
Voilà des semaines que nos volcanologues rabâchent que l’éruption de cette chère Fournaise est imminente. Les séismes annonciateurs et le gonflement du volcan sont des signes qui ne trompent pas! Par conséquent, l’accès au cratère est encore plus interdit que d’habitude.
On s’est promis de se ruer sur les lieux s’il s’avère que la lave surgit. Mais impossible d’être attentif 24h sur 24, et c’est entre jeudi soir et vendredi matin que le volcan s’est décidé pour une coulée bien courte mais très jolie dans la nuit. Quelle déception de l’apprendre le lendemain, alors que l’éruption s’est interrompue et que la pluie s’est mise de la partie!
D’ailleurs la pluie, elle ne sera pas de courte durée. On y aura droit tout le week-end et en quantité! Le tonnerre et le vent sont de la partie. Courageux, nous tenterons notre sortie habituelle du samedi au marché. Les routes s’étant transformées en torrents, il sera bien long et difficile de rentrer à la maison, ce qui nous dissuadera de tenter toute autre sortie!
Pas de commentaire »
L’oncle, c’est celui d’Audrey, mais il ne me vient pas à l’idée de l’appeler autrement. C’est lui qui a couru 24 heures avec Audrey pour effectuer le semi-raid sans dossard. Pour nous remercier de notre rôle de ravitailleurs, nous sommes invités dans son humble demeure pour partager le carry dont Audrey nous a tant chanté les louanges.
Il habite à 2 pas de chez nous, dans une case qu’il a aménagée lui même avec un jardin plein d’arbres fruitiers et une piscine! Max et les autres garçons se jettent à l’eau, et comme il fait un peu froid pour moi, je préfère me concentrer sur les grappes de mangues vertes et les litchis rougissants qui dépassent du feuillage. L’oncle est dans la cuisine extérieure, en train de faire cuire le repas au feu de bois. Et comme on fait les curieuses avec Audrey on a le droit de goûter à la mangue verte crue et poivrée qui sert dans la confection du rougail.
On prend l’apéritif avant de se mettre à table. Et bien sûr, le carry poulet est épatant! Et en zoreilles bien soignés, nous avons droit au rougail mangue peu épicé, donc pas de crainte d’enflammer ses papilles! Je me suis occupée du dessert, un tiramisu créole on peut dire, car j’ai eu la main lourde sur le rhum!
C’est un peu tôt et avec regret que nous prenons congé, mais demain une journée de travail nous attend (sauf pour Max, lui il peut choisir!).
Pas de commentaire »
|