La flemmingite aigüe (et les courbatures) nous a frappés après le Piton des Neiges. Le peu de temps qu’il nous restait sur l’île a donc été employé à se reposer intensivement à la plage, manger des glaces, faire les soldes chez Pardon et le marché, et enfin faire la fête chez les uns et les autres. Nous regardons le jour décliner à Etang-Salé, notre dernier coucher de soleil spectaculaire avant un moment, je le parierais!
Archives pour la catégorie “La Réunion”Julie sur l’ile de la réunion
nov
16
2011
La dernière des randos pour voir se lever le soleil sur la RéunionPublié par lilipotam dans La RéunionNous ressentons la fatigue de la rando Bayonne. Mais ce soir c’est notre dernière occasion de monter au piton des neiges. Comme la dernière fois, ce sera de nuit pour arriver au sommet pile poil au lever du soleil au sommet. Maud se joint à l’expédition. Nous rassemblons nos dernières forces au volley (l’échauffement!), Aline nous cuisine le repas du sportif (des pâtes!), et j’use mes yeux sur la route de Cilaos jusqu’au parking du Bloc où nous nous équipons. La nuit fraîche est favorable à la montée. La lune n’étant pas visible, nous nous guidons à la lueur des frontales car l’obscurité est totale à l’abri du rempart. Nous effectuons cette première étape assez vite et facilement en entrecoupant la marche de pauses grignotage de barres céréalières. L’arrivée au sommet du rempart est à la fois un soulagement car nous avons franchi une bonne partie du dénivelé et une source d’inconfort avec ce vent frais qui nous glace et un début de douleur au niveau du genou de Maud. Et nous savons qu’après le plat relatif jusqu’au gîte la montée finale nous attend avec son tracé en zigzags et ses galets. Après une bonne pause au gîte, nous reprenons la marche. Il fait encore sombre, mais déjà les premiers réveillés au gîte ont commencé la montée, formant un serpentin lumineux sur le sentier. La douleur s’intensifie dans le genou de Maud, et le terrain ne facilite en rien notre ascension. La ligne d’horizon rougit, les plaines commencent à apparaître derrière nous, et je me demande si nous arriverons à temps au sommet. Par chance le soleil tarde encore à poindre le bout de son nez et nous arrivons pile poil en même temps que ses premiers rayons en haut. C’est le moment de se couvrir (les gants, les bonnets, les écharpes et le poncho y passent) et de se remplir les yeux de cette vue magique qui accueille les courageux au sommet de la Réunion. Les plaines, Cilaos, et le Gros Morne sont bien dégagés. Je torpille tout ça de photos. Mais la vue de Max et Maud transis me rappelle à l’ordre. On descend jusqu’au gîte pour prendre le petit-déjeuner. Maud est maintenant très gênée par son genou et elle essaie de le soulager en reportant le poids sur l’autre… qui finit aussi par la faire souffrir. C’est donc le début d’une longue descente jusqu’à Cilaos. L’utilisation des bâtons de marche et de strapp sont d’une aide bien faible quand le dénivelé dépasse les 1500 mètres. Nous arrivons au parking complètement épuisés. Heureusement que c’était la dernière rando! Bien sûr, notre séjour à la Réunion ne pouvait se passer d’un repas à la caz du bas! Nous avons retrouvé les bestioles qui nous sont chères (oiseaux, fourmis et lézards…) et qui venaient partager notre repas. Je n’ai pas pu résister de photographier la faune locale! Les derniers jours ont été relativement sportifs, du fait du bivouac à Mafate puis de l’après-midi rafting sur la rivière des Roches. Mais le temps étant compté, nous n’avons guère d’autre choix que de caser notre rando Bayonne maintenant ou jamais. Il s’agit là d’un défi, car ayant foulé par 2 fois ce sentier, nous n’en sommes jamais arrivés à bout! Sa difficulté, c’est d’abord sa longueur; des chemins menant de l’Entre-deux au Dimitile, c’est sûrement le plus long. Ensuite, le dénivelé positif: environ 2000 mètres interminables, avec une alternance montées puis descentes. Enfin le terrain: attention, un pas de côté et c’est le vide. C’est aussi ce qui rend ce sentier de crête si spectaculaire! Nous avons prévu large pour le timing et nous avons bien fait! Rien que pour atteindre le sommet il nous faudra pas loin de 5 heures. Partis le coeur léger dans la fraîcheur du sous-bois, nous atteignons les crêtes avant que le brouillard ne voile le paysage. Encore une fois, les nuages se sont levés très tôt, nous privant de la vue de notre objectif. Heureusement, le cirque de Cilaos demeure visible. Des mini-pauses casse-croûte s’imposent tout au long du cheminement; elles nous procurent quelques forces alors que notre courage fond comme neige au soleil. Max a payé un instant d’inattention d’une belle éraflure sur le mollet. Entre le vide et les branches griffues qui entravent la chute il a fait son choix. Les phases de grimpette alternent avec celles de descente. A chaque montée je me répète: celle-ci est vraiment difficile, ce doit être la dernière! Mais en voilà une encore plus ardue qui arrive. Un petit créole qui nous croise en gambadant achève de me démoraliser en annonçant que le sommet est encore loin. Heureusement, lui et moi n’avons pas la même conception du « loin » et c’est avec soulagement que nous déboulons au point de vue du Dimitile. Nous en doutions le matin même, mais à présent nous avons le coeur net: pas question d’emprunter le même itinéraire pour la descente. Le sentier du Zèbre sera forcément plus facile! Après avoir avalé le pique-nique et jeté un dernier regard à Cilaos entre 2 nuages, nous amorçons la descente. Le Zèbre est visiblement plus utilisé que Bayonne. En témoigne la profonde ornière creusée à pieds de randonneur. La fameuse boue rouge glissante du sommet du Dimitile en tapisse le fond. Gare aux dérapages! Mais là, pas de vide où chuter, seulement des chaussures, des jambes, des pantalons et des sacs de randonnée à repeindre en rouge. Max s’en donne à coeur joie et finit rouge comme la glaise. Le sentier étant un peu trop régulier, on trottine quelques minutes, jusqu’à ce que la boue nous remette au pas. L’Entre-Deux apparaît en contrebas, mais la descente n’est pas terminée. Grâce au GPS de Max, nous nous orientons sans peine à la fin du Zèbre; le sentier de Roselie s’avère un excellent choix pour rejoindre notre point de départ. Il nous mène à Bas-Fond, l’occasion d’admirer les jolies cases au pieds du rempart. Le soleil a refait son apparition pour terminer la randonnée en beauté.
Organiser une rando quand on est 20 n’est pas une mince affaire. Finalement, les participants, l’itinéraire, le lieu et l’heure de départ on été décidés bien tard. Et le jour J, à attendre les retardataires pour les uns, ou à se hâter sur les sentiers croyant devoir rattraper les premiers pour les autres, on a formé 2 groupes. Et pour couronner le tout la pluie s’est mise de la partie. Mais rien ne pouvait entacher l’enthousiasme des troupes! Après une séance photo dans le brouillard épais, nous avons amorcé la descente du col des Bœufs en direction de la Nouvelle. Quelques éclaircies nous autorisent un aperçu du cirque de Mafate, et du Cimendef derrière nous. Notre procession s’étire puis se rassemble comme un accordéon, entre les phases de marche et de pause. Malgré la pluie et le manque de style de nos ponchos informes, nous avançons vaillamment et c’est ainsi que nous arrivons rapidement à la Nouvelle. La pluie se raréfie. C’est le moment de reprendre des forces. Après un pique-nique et une pause mérités, nous reprenons la marche. Cette fois nous empruntons le sentier menant à Marla, celui sur lequel une passerelle a été aménagée pour franchir un cours d’eau où nous pourrons nous baigner. C’est là que se rejoignent les 2 groupes. Nous sommes enfin au complet! Certains ne résistent pas à l’eau, Max en premier. Une fois les baigneurs secs, il faut reprendre la marche pour sa dernière partie. Un peu avant d’arriver à Marla un sentier débute sur notre gauche. Avec un panneau qui annonce clairement « sentier fermé ». Ce n’est pas une surprise, l’accès au plateau Kerval est interdit depuis quelques années. Ce qui n’a pas vraiment réduit sa fréquentation à en croire les campements installés en haut pour la nuit. L’ultime montée en fait souffrir plus d’un. Il était temps d’arriver! L’arrêt de la marche nous permet de réaliser combien il fait frais. Les pulls chauds et secs ne seront pas de trop! Nous devons fournir les derniers efforts de la journée, c’est-à-dire monter nos tentes sous la pluie dans le jour déclinant. Après quoi, à notre grand soulagement, l’eau cesse de tomber. Gilles nous allume même un feu réconfortant autour duquel nous nous pressons pour capter la chaleur et la lumière. On partage avec joie un apéro où se mêlent bière, rhum, vin, génépi, chips, cacahuètes et saucisson. Si certains se contentent de se réchauffer à l’alcool, un certain en abuse et s’y noie. Il finira embourbé jusqu’aux genoux dans la mare voisine. Peut-être est-ce l’obscurité, peut-être la fatigue, toujours est-il que nous avons l’impression que la nuit est bien avancée, ce qui n’est pas le cas. Ainsi, chacun regagne vite sa tente pour un repos bien mérité. Au petit matin, le Gros Morne nous protège des premiers rayons du soleil. Le ciel est enfin clair et les hélicoptères ont entamé leur ballet bruyant. Après un bon petit déjeuner, nous plions les tentes pour prendre le chemin du retour. La chaleur nous convainc de repasser par la rivière pour s’immerger dans l’eau gelée. Puis nous nous engageons dans la Plaine des Tamarins, tandis que les nuages s’accumulent au-dessus du cirque. La fraîcheur nouvelle rend la montée d’autant plus facile. Nous sommes surpris d’arriver si vite au sommet! Nous avons rejoint Maud et Alain dans la plaine des Palmistes. Pas possible de souffrir de la chaleur, perchés là-haut que nous sommes! Au petit matin, le brouillard nous entoure comme un coton humide, et c’est avec peu de motivation que je me traîne hors du lit. Mais ce brouillard trompeur nous fait oublier qu’il est toujours un lieu à la Réunion où le soleil brille. Il suffit de trouver lequel. Nous nous décidons pour la côte est, car il faut en profiter tant qu’on est à côté. Nous commençons par la coopérative de vanille de Bras-Panon qui fleure bon à des mètres à la ronde. C’est vraiment la vanille de luxe qu’on produit ici, le guide le souligne maintes fois! C’est que la vanille malgache est de plus en plus compétitive et risque de remplacer la production « péi » sur les étals des marchés forains. Après la visite, nous nous rendons aux bassins la Mer et la Paix que nous aimons beaucoup. L’avantage des pluies régulières dans les hauts, c’est que le débit des ravines est important ces temps-ci, et les cascades somptueuses. Après bassin la Paix, nous marchons jusqu’à bassin la Mer qui est plus tranquille. La chaleur nous pousse à abandonner nos vêtements pour piquer une tête dans l’eau glacée. Max qui avait insisté pour qu’on prenne les maillots de bains sans parvenir à nous convaincre triomphe. Il faudra se baigner en sous-vêtements. La faim nous tenaillant, nous trouvons un bon resto créole à Bras-Panon. C’est les heureuses retrouvailles avec le carri, et la longue digestion qui s’ensuit. Pour faire couler tout ça, on aurait bien visité la rhumerie de la rivière du mât. Mais celle-ci a déjà fermé ses portes aux visiteurs en cette fin de saison de récolte de la canne. C’est donc une partie de volley qui nous aidera à éliminer! L’occasion de retrouver nos sportifs préférés! Nous avons moins de chance le lendemain, car ayant décidé de nous promener à Bélouve, nous essuyons une belle averse. Et quand on n’a qu’un poncho pour 2, il y en a un qui doit se sacrifier et finir trempé. Max se portera volontaire! Heureusement, la pluie n’est arrivée qu’en fin de matinée. Nous aurons eu le temps d’admirer Salazie du gîte de Bélouve, et même la cascade du Trou de fer entre 2 nuages. Quant à la forêt, elle est toujours aussi belle quelque soit le temps. L’île, le soleil, et surtout ses habitants nous manquaient trop. Nous avons sauté dans l’avion pour un retour dans l’Océan Indien, cette fois-ci en mode touriste. Matthieu nous a récupérés décalqués mais tellement contents à l’aéroport de Roland Garros. Le soleil avait l’air de nous bouder, mais peu importe. Sous la pluie fine de Fleurimont, nous avons retrouvé Gaëlle (et la fidèle Saucisse!) dans la nouvelle maison. Ici, ça bricole, pas le choix si les amoureux veulent un jour faire la vaisselle ailleurs que dans la salle de bains. Leur case est si jolie toute de bois vêtue! On peut voir toute la baie de Saint-Paul. Après une pause chez nos hôtes, nous nous hâtons déjà à Etang-salé, où a lieu le rituel rendez-vous du week-end des surfeurs. Et les inconditionnels du samedi (puis du dimanche) répondent à l’appel. Le monde n’a pas cessé de tourner en notre absence! Néanmoins, le spot encore épargné des requins attire toujours plus d’amateurs de vagues. Et la plage cède de plus en plus d’espace à la mer. En plus des plagistes habituels, nous retrouvons Maud et Alain, nos co-touristes des 15 prochains jours. Quand le jour décline, le soleil nous offre son spectacle journalier avant de plonger dans l’océan. Et bien que ce soit bientôt l’été, il faut songer à se couvrir et quitter la plage. Samedi soir, c’est soirée crêpe improvisée chez Matthieu et Gaëlle. Se joignent aux festivités Gilles, Maud et Alain, puis Aline et Mayeul que nous retrouvons avec joie. Dimanche, nous ne résistons pas à l’appel de Marie B. et allons partager une glace avec Barbara. La semaine arrive et chacun retourne travailler. quant à nous, c’est le moment rêvé pour quelques journées touristiques. Que dire de la fin de notre séjour à la Réunion? Ce moment ne sera pas mon favori, si je me souviens de tous les bons instants passés. Après avoir terminé mon contrat, je suis revenue régulièrement au CIRAD, pour partager un repas avec les collègues, faire de la paperasse ou discuter sur l’article en cours de rédaction. Il a encore fallu se battre pour obtenir à temps les papiers nous autorisant à emmener la minette avec nous. Et puis le déménagement. Une vraie prise de tête pour les non initiés que nous sommes. Notre appartement ne nous a jamais semblé autant rempli de choses inutiles. Nous avons mis de côté les effets à transporter par bateau, mais cela mis à part, il restait tellement de choses dont on devait se débarrasser! Alors on a vendu, donné, et jeté. Cela faisait mal au cœur. Après s’être fait sortir par des amis compatissants et ayant emprunté leurs véhicules plus que de raison, nous avons finalement loué une petite voiture. Une 106 pour changer. Elle nous a bien rendu service pour nos ultimes déplacements à la Réunion. Quelques après-midi à la plage, en essayant de réaliser qu’ils étaient les derniers. Une balade à cheval à Etang-salé. Et bien sûr de nombreux déplacements en ville et ailleurs pour résilier les abonnements, acheter de rares souvenirs, et régler des affaires pour le déménagement. Mais le plus difficile c’est les au revoir. Notre appartement n’étant plus très fonctionnel, nous avons pris des verres aux 3B, partagé quelques repas en petit comité chez l’un ou l’autre, organisé une soirée et un pique-nique sur la plage, un pot de départ au CIRAD, et nos ultimes parties de volley Ravine Blanche. Et pour terminer c’était carrément le comité de départ à l’aéroport. Notre décision était prise, pas de retour en arrière possible, et le 24 février quand il a fallu prendre l’avion, je me suis sentie comme 2 ans auparavant quand je quittais la métropole. Je voyais les visages de mes amis comme j’avais vu ceux de ma mère, de mon frère et de Max me disant au revoir le cœur gros. Et encore une fois, j’aurais souhaité pouvoir tous les prendre dans mes valises. Au revoir et merci à vous tous. Au revoir et merci à la Réunion. Dimanche soir. Demain j’attaque ma première semaine de l’année au Cirad. Pas pour longtemps, car mon contrat s’achève le 31 janvier. Après s’être couchés, le ventilateur s’est subitement arrêté. Un coup d’oeil sur l’écran noir du radio-réveil nous confirme la panne de courant. Max a le courage de jeter un oeil sur la terrasse pour voir la ville plongée dans le noir. Nous ne sommes pas les seuls concernés; en fait des employés pas contents ont décidé de faire grève, alternant les coupures de courant dans les différents quartiers. Avec la chaleur actuelle, difficile de trouver le sommeil sans ventilateur. Mais la fatigue aura raison de nous. Au petit matin, toujours pas d’électricité. Il serait temps de se lever, mais sans réveil c’est encore plus dur! Mais des coups insistants à la porte nous tirent définitivement du sommeil. C’est notre voisine. Elle a une mauvaise nouvelle à nous annoncer. Notre voiture lui bloque le passage dans l’allée. Pas besoin de nous faire un dessin, elle a eu exactement le même problème il y a 2 mois. Les voleurs ont récidivé. Après avoir dérobé l’auto-radio de notre voisine, puis tenté de voler sa voiture, ils sont revenus pour notre voiture. Mais voilà, sortir de notre parking n’est pas chose aisée et ils se sont mangé le mur dans l’allée. Repartis bredouilles, ils ont abandonné notre voiture avec une porte forcée, un pare-choc déformé, un boîtier neï-man grand ouvert d’où sortent une ribambelle de fils, et un levier de vitesse bloqué dans un angle inhabituel. Abasourdis, nous écoutons les conseils de notre voisine, qui elle fulmine de rage contre les voleurs. Après avoir appelé la police, nous déplaçons la voiture pour libérer la sortie de la résidence. Les policiers sont incroyablement rapides et s’appliquent à constater la tentative de vol et relever les empreintes laissées sur la portière. Après avoir contacté l’assurance et un dépanneur, je pars au boulot à pied. Oui, car mon vélo est crevé pour couronner le tout! Max s’occupe du dépannage, et de mon côté j’emprunte le voiture d’une collègue pour faire ma déclaration à la police. Il faudra se faire une raison, nous ne récupèrerons pas notre voiture de sitôt (si on la récupère un jour!). Heureusement nous avons pas mal d’amis qui nous donnent des coups de main. J’ai pu réparer mon vélo, Max s’en est fait prêter un, et pour l’instant nous allons nous contenter de ce mode sportif! En tout cas, je nous vois difficilement racheter et revendre une nouvelle voiture en moins de 2 mois! Voilà c’est l’été pour de bon. Les litchis et les mangues s’achètent à la pelle et pas cher. On allume le ventilo la nuit et on dort sous la moustiquaire, sans quoi le sommeil ne vient plus. Toute fraicheur est la bienvenue, mais rare. Et pas une goutte de pluie. Rien à voir avec l’été dernier si humide et tardif! Des décorations de Noël ont fleuri en ville, et côte à côte avec les stands de litchis on trouve les vendeurs de pétards et feux d’artifices annonciateurs de fête. Les supermarchés ne désemplissent pas, à tel point qu’il devient difficile de trouver une place sur le parking. Avec nos occupations des semaines passées, nous n’avons pas pris le temps de penser aux cadeaux, aux courses des fêtes. Pas d’inquiétude, ils seront faits plus tard! Cette année peu de nos amis seront à la Réunion ou disponibles à Noël. C’est l’occasion de le fêter en amoureux. Alors on a décoré le salon rien que pour nous, mis la table et cuisiné un bon petit plat. La chaleur étant insupportable, on a abandonné nos vêtements pour les maillots de bain. On a trinqué avec le mousseux offert par le Cirad (d’où le mal de tête le lendemain) tout en dégustant du foie gras. Une petite pause digestive le temps de cuisiner la suite. Puis on passe au magret de canard au miel accompagné de ses mangues poêlées. Avant de terminer avec les litchis du Cirad, j’appelle la métropole pour souhaiter joyeux Noël. La soirée se termine devant un film. La semaine suivante est la plus calme que j’aie connue au Cirad. La mauvaise surprise c’est que la climatisation est en panne, et qu’il faudra peiner en sueur devant le PC pendant 2 jours avant qu’ils ne la réparent. Notre minette et son petit se portent bien, un peu trop même, car maintenant que le chaton peut sortir de sa boîte leurs parties de jeu sont incessantes au détriment de ce qui leur tombe sous la patte. Et comme la minette est à nouveau en chaleur, on se décide à la stériliser avant qu’une nouvelle portée soit mise en route. Et le nouvel an approche, avec son réveillon que nous fêterons à la Plaine St Paul, chez les parents de Mayeul. Encore une soirée réussie. Nous sommes 8 au plus pour trinquer et retrinquer tout en se régalant. Après les entrées crudités, petits-fours, toasts de saumon on n’a déjà plus faim. Mais la pause dans la piscine nous remet l’appétit d’aplomb. On enchaine sur quelques toasts au foie gras avant d’allumer le feu pour le barbecue. On a le choix entre du thon mariné et des brochettes de bœuf, mais le mieux c’est d’essayer les 2! On retourne ensuite près de la piscine. Il est presque minuit, comme l’indique l’intensification des explosions de pétards et feux d’artifice alentours. Alors nous aussi on met le feu aux poudres en se souhaitant la bonne année. La fin de la soirée se partage entre gâteaux, jeux et piscine. |

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