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Publié par lilipotam dans France
Ce week-end, Pierre, Max et moi prenons le train en direction du sud. Je ne connais rien de cette région où Florian et Carole future maman ont élu domicile. L’un travaillant à Lyon, l’autre à Chambéry, les jeunes mariés ont élu domicile entre les 2, à Bourgoin Jallieu, petite bourgade, que dis-je, village comparé à notre Paris! N’empêche qu’il y a tout, de la gare aux commerces du centre ville en passant par le cinéma. Quant à l’agréable panorama sur les collines, il faudra faire confiance à nos hôtes car nous avons été continuellement noyés dans le brouillard.
Le temps maussade nous a contraints aux activités d’intérieurs, l’occasion de découvrir le jeu Carcassonne. Nous avons quand même trouvé le courage de se balader à Bourgoin, et même de partir en visite à Lyon.
Lyon, c’est déjà plus dans l’esprit parisien! Nous avons pris le métro et franchi le Rhône et la Saône pour rejoindre le vieux centre, traîner sur le parvis d’une énooorme église (même qu’en fait c’est une cathédrale), grimper en boudant le funiculaire jusqu’à la basilique. Et là, par magie, apparut un stand de vin chaud et pain d’épices. On a donc été contraint de prendre une pause goûter. Le brouillard épais nous cachait toujours la vue alors on est redescendu pour chercher les peintures trompe l’œil sur les façades des maisons. Et comme Florian ne nous trouvait pas assez fatigués, il nous a entraîné dans des ruelles qui grimpent. Carole a aussitôt abandonné la partie. Nous avons longé un ancien cirque romain puis emprunté des passages secrets (plus tellement car le parcours est fléché) qui traversent des cours d’immeubles. C’est à la nuit tombante que nous avons rejoint Carole non loin de l’opéra. Ayant eu notre content de plein air, nous sommes rentrés au chaud à Bourgoin.
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La flemmingite aigüe (et les courbatures) nous a frappés après le Piton des Neiges. Le peu de temps qu’il nous restait sur l’île a donc été employé à se reposer intensivement à la plage, manger des glaces, faire les soldes chez Pardon et le marché, et enfin faire la fête chez les uns et les autres. Nous regardons le jour décliner à Etang-Salé, notre dernier coucher de soleil spectaculaire avant un moment, je le parierais!
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Nous ressentons la fatigue de la rando Bayonne. Mais ce soir c’est notre dernière occasion de monter au piton des neiges. Comme la dernière fois, ce sera de nuit pour arriver au sommet pile poil au lever du soleil au sommet. Maud se joint à l’expédition. Nous rassemblons nos dernières forces au volley (l’échauffement!), Aline nous cuisine le repas du sportif (des pâtes!), et j’use mes yeux sur la route de Cilaos jusqu’au parking du Bloc où nous nous équipons.
La nuit fraîche est favorable à la montée. La lune n’étant pas visible, nous nous guidons à la lueur des frontales car l’obscurité est totale à l’abri du rempart. Nous effectuons cette première étape assez vite et facilement en entrecoupant la marche de pauses grignotage de barres céréalières. L’arrivée au sommet du rempart est à la fois un soulagement car nous avons franchi une bonne partie du dénivelé et une source d’inconfort avec ce vent frais qui nous glace et un début de douleur au niveau du genou de Maud. Et nous savons qu’après le plat relatif jusqu’au gîte la montée finale nous attend avec son tracé en zigzags et ses galets.
Après une bonne pause au gîte, nous reprenons la marche. Il fait encore sombre, mais déjà les premiers réveillés au gîte ont commencé la montée, formant un serpentin lumineux sur le sentier. La douleur s’intensifie dans le genou de Maud, et le terrain ne facilite en rien notre ascension. La ligne d’horizon rougit, les plaines commencent à apparaître derrière nous, et je me demande si nous arriverons à temps au sommet. Par chance le soleil tarde encore à poindre le bout de son nez et nous arrivons pile poil en même temps que ses premiers rayons en haut.
C’est le moment de se couvrir (les gants, les bonnets, les écharpes et le poncho y passent) et de se remplir les yeux de cette vue magique qui accueille les courageux au sommet de la Réunion. Les plaines, Cilaos, et le Gros Morne sont bien dégagés. Je torpille tout ça de photos.
Mais la vue de Max et Maud transis me rappelle à l’ordre. On descend jusqu’au gîte pour prendre le petit-déjeuner. Maud est maintenant très gênée par son genou et elle essaie de le soulager en reportant le poids sur l’autre… qui finit aussi par la faire souffrir. C’est donc le début d’une longue descente jusqu’à Cilaos. L’utilisation des bâtons de marche et de strapp sont d’une aide bien faible quand le dénivelé dépasse les 1500 mètres. Nous arrivons au parking complètement épuisés. Heureusement que c’était la dernière rando!
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Bien sûr, notre séjour à la Réunion ne pouvait se passer d’un repas à la caz du bas! Nous avons retrouvé les bestioles qui nous sont chères (oiseaux, fourmis et lézards…) et qui venaient partager notre repas. Je n’ai pas pu résister de photographier la faune locale!
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Les derniers jours ont été relativement sportifs, du fait du bivouac à Mafate puis de l’après-midi rafting sur la rivière des Roches. Mais le temps étant compté, nous n’avons guère d’autre choix que de caser notre rando Bayonne maintenant ou jamais. Il s’agit là d’un défi, car ayant foulé par 2 fois ce sentier, nous n’en sommes jamais arrivés à bout! Sa difficulté, c’est d’abord sa longueur; des chemins menant de l’Entre-deux au Dimitile, c’est sûrement le plus long. Ensuite, le dénivelé positif: environ 2000 mètres interminables, avec une alternance montées puis descentes. Enfin le terrain: attention, un pas de côté et c’est le vide. C’est aussi ce qui rend ce sentier de crête si spectaculaire!
Nous avons prévu large pour le timing et nous avons bien fait! Rien que pour atteindre le sommet il nous faudra pas loin de 5 heures. Partis le coeur léger dans la fraîcheur du sous-bois, nous atteignons les crêtes avant que le brouillard ne voile le paysage. Encore une fois, les nuages se sont levés très tôt, nous privant de la vue de notre objectif. Heureusement, le cirque de Cilaos demeure visible. Des mini-pauses casse-croûte s’imposent tout au long du cheminement; elles nous procurent quelques forces alors que notre courage fond comme neige au soleil. Max a payé un instant d’inattention d’une belle éraflure sur le mollet. Entre le vide et les branches griffues qui entravent la chute il a fait son choix.
Les phases de grimpette alternent avec celles de descente. A chaque montée je me répète: celle-ci est vraiment difficile, ce doit être la dernière! Mais en voilà une encore plus ardue qui arrive. Un petit créole qui nous croise en gambadant achève de me démoraliser en annonçant que le sommet est encore loin. Heureusement, lui et moi n’avons pas la même conception du « loin » et c’est avec soulagement que nous déboulons au point de vue du Dimitile.
Nous en doutions le matin même, mais à présent nous avons le coeur net: pas question d’emprunter le même itinéraire pour la descente. Le sentier du Zèbre sera forcément plus facile! Après avoir avalé le pique-nique et jeté un dernier regard à Cilaos entre 2 nuages, nous amorçons la descente. Le Zèbre est visiblement plus utilisé que Bayonne. En témoigne la profonde ornière creusée à pieds de randonneur. La fameuse boue rouge glissante du sommet du Dimitile en tapisse le fond. Gare aux dérapages! Mais là, pas de vide où chuter, seulement des chaussures, des jambes, des pantalons et des sacs de randonnée à repeindre en rouge. Max s’en donne à coeur joie et finit rouge comme la glaise.
Le sentier étant un peu trop régulier, on trottine quelques minutes, jusqu’à ce que la boue nous remette au pas. L’Entre-Deux apparaît en contrebas, mais la descente n’est pas terminée. Grâce au GPS de Max, nous nous orientons sans peine à la fin du Zèbre; le sentier de Roselie s’avère un excellent choix pour rejoindre notre point de départ. Il nous mène à Bas-Fond, l’occasion d’admirer les jolies cases au pieds du rempart. Le soleil a refait son apparition pour terminer la randonnée en beauté.
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Organiser une rando quand on est 20 n’est pas une mince affaire. Finalement, les participants, l’itinéraire, le lieu et l’heure de départ on été décidés bien tard. Et le jour J, à attendre les retardataires pour les uns, ou à se hâter sur les sentiers croyant devoir rattraper les premiers pour les autres, on a formé 2 groupes. Et pour couronner le tout la pluie s’est mise de la partie.
Mais rien ne pouvait entacher l’enthousiasme des troupes! Après une séance photo dans le brouillard épais, nous avons amorcé la descente du col des Bœufs en direction de la Nouvelle. Quelques éclaircies nous autorisent un aperçu du cirque de Mafate, et du Cimendef derrière nous. Notre procession s’étire puis se rassemble comme un accordéon, entre les phases de marche et de pause. Malgré la pluie et le manque de style de nos ponchos informes, nous avançons vaillamment et c’est ainsi que nous arrivons rapidement à la Nouvelle.
La pluie se raréfie. C’est le moment de reprendre des forces. Après un pique-nique et une pause mérités, nous reprenons la marche. Cette fois nous empruntons le sentier menant à Marla, celui sur lequel une passerelle a été aménagée pour franchir un cours d’eau où nous pourrons nous baigner. C’est là que se rejoignent les 2 groupes. Nous sommes enfin au complet! Certains ne résistent pas à l’eau, Max en premier.
Une fois les baigneurs secs, il faut reprendre la marche pour sa dernière partie. Un peu avant d’arriver à Marla un sentier débute sur notre gauche. Avec un panneau qui annonce clairement « sentier fermé ». Ce n’est pas une surprise, l’accès au plateau Kerval est interdit depuis quelques années. Ce qui n’a pas vraiment réduit sa fréquentation à en croire les campements installés en haut pour la nuit. L’ultime montée en fait souffrir plus d’un. Il était temps d’arriver!
L’arrêt de la marche nous permet de réaliser combien il fait frais. Les pulls chauds et secs ne seront pas de trop! Nous devons fournir les derniers efforts de la journée, c’est-à-dire monter nos tentes sous la pluie dans le jour déclinant. Après quoi, à notre grand soulagement, l’eau cesse de tomber. Gilles nous allume même un feu réconfortant autour duquel nous nous pressons pour capter la chaleur et la lumière. On partage avec joie un apéro où se mêlent bière, rhum, vin, génépi, chips, cacahuètes et saucisson. Si certains se contentent de se réchauffer à l’alcool, un certain en abuse et s’y noie. Il finira embourbé jusqu’aux genoux dans la mare voisine.
Peut-être est-ce l’obscurité, peut-être la fatigue, toujours est-il que nous avons l’impression que la nuit est bien avancée, ce qui n’est pas le cas. Ainsi, chacun regagne vite sa tente pour un repos bien mérité. Au petit matin, le Gros Morne nous protège des premiers rayons du soleil. Le ciel est enfin clair et les hélicoptères ont entamé leur ballet bruyant.
Après un bon petit déjeuner, nous plions les tentes pour prendre le chemin du retour. La chaleur nous convainc de repasser par la rivière pour s’immerger dans l’eau gelée. Puis nous nous engageons dans la Plaine des Tamarins, tandis que les nuages s’accumulent au-dessus du cirque. La fraîcheur nouvelle rend la montée d’autant plus facile. Nous sommes surpris d’arriver si vite au sommet!
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Nous avons rejoint Maud et Alain dans la plaine des Palmistes. Pas possible de souffrir de la chaleur, perchés là-haut que nous sommes! Au petit matin, le brouillard nous entoure comme un coton humide, et c’est avec peu de motivation que je me traîne hors du lit. Mais ce brouillard trompeur nous fait oublier qu’il est toujours un lieu à la Réunion où le soleil brille. Il suffit de trouver lequel.
Nous nous décidons pour la côte est, car il faut en profiter tant qu’on est à côté. Nous commençons par la coopérative de vanille de Bras-Panon qui fleure bon à des mètres à la ronde. C’est vraiment la vanille de luxe qu’on produit ici, le guide le souligne maintes fois! C’est que la vanille malgache est de plus en plus compétitive et risque de remplacer la production « péi » sur les étals des marchés forains.
Après la visite, nous nous rendons aux bassins la Mer et la Paix que nous aimons beaucoup. L’avantage des pluies régulières dans les hauts, c’est que le débit des ravines est important ces temps-ci, et les cascades somptueuses. Après bassin la Paix, nous marchons jusqu’à bassin la Mer qui est plus tranquille. La chaleur nous pousse à abandonner nos vêtements pour piquer une tête dans l’eau glacée. Max qui avait insisté pour qu’on prenne les maillots de bains sans parvenir à nous convaincre triomphe. Il faudra se baigner en sous-vêtements.
La faim nous tenaillant, nous trouvons un bon resto créole à Bras-Panon. C’est les heureuses retrouvailles avec le carri, et la longue digestion qui s’ensuit. Pour faire couler tout ça, on aurait bien visité la rhumerie de la rivière du mât. Mais celle-ci a déjà fermé ses portes aux visiteurs en cette fin de saison de récolte de la canne. C’est donc une partie de volley qui nous aidera à éliminer! L’occasion de retrouver nos sportifs préférés!
Nous avons moins de chance le lendemain, car ayant décidé de nous promener à Bélouve, nous essuyons une belle averse. Et quand on n’a qu’un poncho pour 2, il y en a un qui doit se sacrifier et finir trempé. Max se portera volontaire! Heureusement, la pluie n’est arrivée qu’en fin de matinée. Nous aurons eu le temps d’admirer Salazie du gîte de Bélouve, et même la cascade du Trou de fer entre 2 nuages. Quant à la forêt, elle est toujours aussi belle quelque soit le temps.
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L’île, le soleil, et surtout ses habitants nous manquaient trop. Nous avons sauté dans l’avion pour un retour dans l’Océan Indien, cette fois-ci en mode touriste. Matthieu nous a récupérés décalqués mais tellement contents à l’aéroport de Roland Garros. Le soleil avait l’air de nous bouder, mais peu importe. Sous la pluie fine de Fleurimont, nous avons retrouvé Gaëlle (et la fidèle Saucisse!) dans la nouvelle maison. Ici, ça bricole, pas le choix si les amoureux veulent un jour faire la vaisselle ailleurs que dans la salle de bains. Leur case est si jolie toute de bois vêtue! On peut voir toute la baie de Saint-Paul.
Après une pause chez nos hôtes, nous nous hâtons déjà à Etang-salé, où a lieu le rituel rendez-vous du week-end des surfeurs. Et les inconditionnels du samedi (puis du dimanche) répondent à l’appel. Le monde n’a pas cessé de tourner en notre absence! Néanmoins, le spot encore épargné des requins attire toujours plus d’amateurs de vagues. Et la plage cède de plus en plus d’espace à la mer. En plus des plagistes habituels, nous retrouvons Maud et Alain, nos co-touristes des 15 prochains jours.
Quand le jour décline, le soleil nous offre son spectacle journalier avant de plonger dans l’océan. Et bien que ce soit bientôt l’été, il faut songer à se couvrir et quitter la plage. Samedi soir, c’est soirée crêpe improvisée chez Matthieu et Gaëlle. Se joignent aux festivités Gilles, Maud et Alain, puis Aline et Mayeul que nous retrouvons avec joie. Dimanche, nous ne résistons pas à l’appel de Marie B. et allons partager une glace avec Barbara.
La semaine arrive et chacun retourne travailler. quant à nous, c’est le moment rêvé pour quelques journées touristiques.
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Publié par lilipotam dans France
Dangereux salon qui a lieu porte de Versailles! Difficile aux gourmands d’y résister! Max et moi sommes les premiers à nous tasser dans la foule compacte qui s’est formée aux portes du salon du chocolat. Ouf, une fois rentrés on respire un peu! Malgré tout la populace reste dense. Parmi les stands soigneusement décorés il faut se frayer un chemin comme à Saint-Pierre les jours de marché.
Mais quel ravissement pour les yeux! On se croirait dans un conte de Grimm, et comme Hansel et Gretel, on se jetterait volontiers sur les friandises qui parent les étals. Les macarons et leurs couleurs vives, les nougats, les fleurs de dragées, le pain d’épices, la vanille, et le chocolat sous toutes ses formes (fèves, assortiments, fontaines, liqueurs…) nous font tourner la tête.
Et bien sûr on ne se contente pas de regarder. A force de picorer, on en a mal au ventre! Profitons, du bon chocolat on n’en mange pas tous les jours! On s’arrête cependant avant d’exploser. D’ailleurs arrive le moment attendu du défilé, et pour avoir une chance d’admirer les tenues en chocolat il faut réserver une place à l’avance.
C’est encore tassés comme des sardines que nous apercevons le show. Les tenues sont moins riches en chocolat que je ne pensais, à une exception près. Cela tient de la prouesse technique que de créer une robe en chocolat. Qui ne fonde pas trop vite! Nous terminons le salon en musique. Les malgaches très représentés sur les stands pour la vente de vanille montent sur scène pour jouer et danser sur quelques morceaux traditionnels.
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Publié par lilipotam dans France
Max allant souffler ses 26 bougies, je voulais lui préparer une virée surprise. Une virée, il s’y attendait puisque je lui ai conseillé de bloquer quelques jours début septembre. Mais notre destination, là était la surprise. Il a joué le jeu en évitant de fouiner sur ma boîte mail; mon cher pirate de l’informatique y aurait immanquablement déniché les billets électroniques réservés quelques mois à l’avance.
Le départ approchant, je lui ai tout de même cédé quelques indices, ne serait-ce que pour remplir la valise. Il a vite appris que nous allions dans un lieu non francophone et chaud. Le voile s’est levé à l’aéroport, au moment de l’enregistrement; notre destination: Alghero. C’est où ça? En Italie, et plus précisément en Sardaigne! Mais c’est où la Sardaigne? Max ignorait l’existence de l’île méridionale de la Corse.
Je passe les détails du voyage, assez éprouvant au retour avec la grève des transports italiens. Et non, il n’y a pas que les français qui font la grève! Notre pied à terre sur place était l’auberge de jeunesse de Fertilia. Elle était bien située, non loin de l’aéroport et d’Alghero et desservie toutes les heures par des bus. De la petite ville côtière de Fertilia, il n’y a pas grand chose à dire. Arrivés en plein après-midi, l’heure de la sieste, nous avons découvert les larges rues désertes sous une accablante chaleur et le chant des cigales. Les grandes colonnes voisines de l’arrêt de bus abritaient les quelques commerces, et offraient une ombre agréable. C’est là que nous avons pris notre premier repas 100% italien de pâtes et pizza, arrosées de la bière locale Ichnusa.
Il a fallu rapidement apprendre les quelques mots d’italien nécessaires à la survie du touriste. Les Sardes parlent déjà italien en plus de leur catalan local, alors l’anglais c’est du bout de la langue. Heureusement que l’italien est beaucoup plus apparenté au français et à l’espagnol que ne l’est le finnois. On peut s’en sortir avec un minimum de concentration pour comprendre nos interlocuteurs.
Nous avons passé notre première soirée à Alghero, découvrant les ruelles pavées de la vieille ville, ses tours massives, ses églises nombreuses et ses glaciers encore plus nombreux. La ville a beaucoup de charme, et même à la fin de la saison, elle est encore accaparée par les touristes. Nous repérons la gare d’où nous partirons pour Sassari le lendemain matin.
Le train minuscule nous attend à l’heure prévue. Le court voyage jusqu’à Sassari est l’occasion de découvrir l’intérieur des terres au rythme tranquille du train. Sassari est la 2ème ville de la Sardaigne. Moins prisée des touristes, elle a pourtant elle aussi un vieux centre ville, certes plus vieillot et moins entretenu qu’Alghero. Le dédale de ruelles permettant à peine la circulation d’une voiture en largeur révèle de hautes façades un peu tristes avec leurs volets clos et les panneaux « A vendre ». Un mariage égaille ce décors, ainsi que les bougainvilliers et quelques beaux monuments, dont des églises bien sûr!
Les restaurants sont rares, mais nous parvenons à trouver une terrasse. La carte propose à ma grande déception un choix important de plats à base de viande de cheval. Je me contenterai comme Max d’un grand plat de gnocchis. Je préfère encore faire ma végétarienne!
De retour sur la côte, nous louons 2 vélos en prévision de notre virée du lendemain. Malchance le mauvais temps arrive à ce moment et nous rentrons trempés à l’hôtel. L’orage ne cessera pas avant le lendemain en milieu de journée. C’est le moment d’enfourcher nos vélos, et de profiter du rafraîchissement ambiant. Nous empruntons la route allant vers l’ouest le long de la côte. Nous effectuons une première pause au niveau d’un site archéologique; nous y découvrons de très anciennes constructions, les « nuraghe ». Puis nous nous arrêtons pour pique-niquer au bord de la mer. Nous avons oublié de prêter attention au retour du soleil, ce qui nous coûtera de beaux coups de soleil. Le Cappo Caccia, notre but, nous semble encore très éloigné. Nous reprenons donc la route sans s’arrêter. La fin est la plus douloureuse car la montée est rude. Nous mettons pied à terre pour les dernières 30 minutes d’ascension. L’attraction de ce cap est la Grotte de Neptune et nous découvrons avec horreur que cette dernière a été fermée pour cause de mauvais temps. Grosse déception. On se console avec une bière et une glace avant de prendre le chemin du retour. Nous effectuons une dernière halte peu avant Fertilia pour piquer une tête dans la mer.
Par chance, la grotte a été ouverte le lendemain. N’ayant plus le courage de s’y rendre en vélo, nous avons pris le bateau d’Alghero. Rien que le débarquement à flanc de falaise valait l’expérience. La grotte en elle-même était belle, mais c’est une vraie usine à touristes: nous avons piétiné 30 minutes à la queue leu leu sans rien comprendre des commentaires de la guide.
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