Avec le week-end, la pluie arrive. Quelle injustice! On a prévu d’aller au bout du continent africain aujourd’hui, au Cap de Bonne Espérance, mais c’est mal parti. J’occupe donc ma matinée en petits achats: une carte SIM achetée dans un magasin un peu chelou (genre on y vend des téléphones volés et du tofu). J’y rencontre mes énièmes congolais ayant fui la guerre ou venus pour chercher du travail. Puis direction le magasin de tissus africain où je passe commande pour une tunique et une robe sur mesure (ça c’est la grande classe!). Enfin la boutique Bio en face de mon backpackers; les rayons sont remplis de graines et fruits secs en tous genres, de boissons, de thés, de miel… Je fais le plein de rooibos pour le retour à la Réunion.

Sur les coups de midi, je suis de retour au chaud avec mes collègues du backpackers aussi déprimés que moi à cause du mauvais temps. La pluie tombe encore quand Pierre m’appelle. Peu importe le temps, nous irons à Cape Point! J’ai à peine le temps d’attraper mon imper et une petite canadienne intéressée par l’aventure que nous nous retrouvons en voiture. Encore un passage pour cueillir notre 5ème coéquipière allemande et nous sommes sur la route.

Je ne pensais pas que Cape point était si loin. Mais normal, diriez-vous, c’est au bout de l’Afrique! Nous longeons la côte à partir de Muizenberg où nous avons surfé il y a une semaine. Pas de baleines, ni de pingouins, ni de babouins sur la route, eux non plus ne doivent pas aimer la pluie. Nous arrivons à une sorte de « péage » où nous payons notre entrée dans le parc. Il n’y a pas foule à cause du temps, juste quelques autruches qui se dandinent.

On se gare au bout de la route, en vue de l’un des 2 phares de la pointe. On s’y rend rapidement, en s’arrêtant dans la boutique de souvenirs. De là on peut apercevoir le second phare que nous rejoignons à pied. Je n’ai pas trop l’impression d’être au bout du monde, mais si on le dit c’est que ça doit être vrai. Le temps est bien trop froid et venteux pour y songer d’avantage.

On marche à présent en direction du cap de Bonne Espérance, à une heure de là à pied. Cela permet de se réchauffer un minimum. Il y a de jolies plages en contrebas, quand les rochers cèdent la place au sable blanc. Arrivés au sommet d’un promontoire rocheux, on s’aperçoit que les phares sont en marche. C’est pour dire que le temps est sombre ! Une petite descente, et nous arrivons au fameux panneau où nous pouvons lire « Cape of Good Hope ». Un dernier effort pour prendre la photo devant l’inscription, et nous prenons le chemin du retour.

Répondre

Comment spam protected by SpamBam