Il faut le répéter car certains ne le croient pas, mais je suis bien venue pour travailler, non pas pour des vacances! Et en effet, du lundi matin jusqu’au vendredi après-midi je suis à l’université. Avec des horaires plutôt souples il faut l’avouer! Les journées sont donc plutôt tranquiles, entrecoupées de pauses déjeuner et de chocolats chauds, car les ordinateurs à eux seuls ont du mal à réchauffer l’atmosphère. Et oui, c’est l’hiver, et plus les jours passent, plus je rajoute des couches de vêtements. Les ordinateurs, enfin surtout le mien qui n’est plus tout jeune, prennent leur temps pour remanier mes précieuses données. Ce sont eux qui font le plus d’efforts dans l’affaire.

De retour au backpackers je peux discuter avec mes voisins internationaux. Américains, canadiens, allemands, suédois, néerlandais, australiens, italiens, asiatiques et sud africains bien sûr ont fait le voyage pour supporter leur équipe préférée ou simplement profiter de l’ambiance festive. C’est la fête tous les soirs, et mes compagnons de dortoir rentrent souvent en pleine nuit. Je suis quand même plus raisonable qu’eux et me couche tôt; de toute façon j’évite de m’aventurer seule la nuit, même dans ce quartier relativement fréquenté. Je m’installe dans la routine de visiter les petites boutiques du coin, jeter un oeil à mes mails au cyber et faire mes courses avant 18h, heure à laquelle le soleil se couche.

Mais je me fais aussi de petites sorties en groupe. Soirée restaurant chinois, soirée demi-finale Allemagne/Espagne au pub, et enfin dépendaison de crémaillère chez nos ex-futurs-réunionnais. Que des soirées réussies!

Petite parenthèse gastronomique pour terminer: je n’ai pas encore goûté à un plat typique sud africain. La plupart des restos du coin sont asiatiques, mexicains… et à l’université, le resto propose des trucs vraiment chelous. Heureusement, il y a un indien qui vend des plats végétariens, très bons, mais très épicés aussi!

Ce qui est chouette avec les restos, c’est qu’on s’en sort très bien avec peu d’argent (entre 2 et 5 euros le plat). Le truc moins cool, c’est que tout est frit ou gras. Et pas équilibré du tout (juste pour exemple, un plat de l’université qui s’est avéré être un hachis parmentier accompagné de frites)! Et dès que le plat est un peu « original » ou « recherché » on lui colle le qualificatif « gourmet ». A éviter à tout prix, c’est un coup à se retrouver avec un hamburger additionné de camembert et de coulis de fruits rouges.

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