Le dimanche, on se repose. Sauf à Cape Town! Le temps m’est compté pour découvrir les environs. Connaissez-vous Devil’s Peak? Ou au moins Table Mountain? Ces montagnes qui protègent la ville sont des sites incontournables du touriste aguerri. Enfin, pour les moins courageux, Table Mountain est accessible en téléphérique, mais il faut faire la queue en ces temps de coupe du monde!

Nous, on triche pas, on est des vrais randonneurs! Et puis seulement Table Mountain ça ne suffit pas pour une journée. Alors on va aussi grimper Devil’s Peak. Une belle rando de 5 ou 6 heures de marche nous attend. Levée un peu avant 7heures, je retrouve Pierre et Daphné en bas de mon Backpackers. Le réveil est difficile et l’air bien frais, mais le temps clair annonce une belle journée de soleil.

On attend les autres randonneurs aux pieds de Devil’s Peak à côté d’un gros monument dédié à la Rhodésie. D’ici, on peut voir toute la ville et le soleil levant en prime! Une fois que l’équipe est au complet, nous commençons à marcher. Et la pente est rude dès le départ! Après avoir bien soufflé, nous arrivons à un premier promontoire. Je ne le répèterai pas, mais dès lors la vue est splendide. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines! Devil’s Peak se dresse toujours devant nous. Après une petite descente en crète, il faut à nouveau monter. La difficulté est de trouver le chemin, ou plutôt de choisir le plus praticable. Finalement, nous nous retrouvons séparés en 2 groupes, et je ne suis visiblement pas sur le plus facile! on se retrouve à grimper par moments, et les herbes griffent comme des chats. Heureusement,le sommet n’est plus loin. Nous arrivons enfin en haut de Devil’s Peak. Face à nous, la Table Mountain se dresse. Elle n’a pas l’air praticable du tout, impossible d’y distinguer un sentier.

Les autres nous attendent un peu plus bas. On reprend la route ensemble, en prenant soin de ne plus se séparer. La montée reprend, et devient rude. Il faut connaître le chemin pour ne pas se perdre, car il est difficile de le distinguer dans la caillasse. Je sais qu’à la fin il faudra de toute façon escalader la roche, alors je m’économise. Nous arrivons enfin à cette étape que je redoute; grimper j’aime bien, oui, mais pas au-dessus du vide! Mais les autres sont là pour me rassurer et m’aider dans les passages les plus délicats. Après quelques émotions, nous nous hissons au plus haut de la Table Mountain. Allez, je craque et je répète: la vue est magnifique!!! Je suis heureuse d’y être arrivée, maintenant que je sais que le plus difficile est derrière nous. Il ne reste plus qu’à rejoindre les touristes fraîchement débarqués du téléphérique. Les grosses roches arrondies de la Table Mountain sont délimitées par une mousse humide où chantent d’invisibles grenouilles. Puis on rallie un chemin bien tracé.

Nous voilà à la dernière étape de notre marche: la descente de la Table Mountain. Le chemin aménagé en grosses marches descend à pic. Dur pour les genoux! On croise quelques malheureux en sens inverse complètement essoufflés. Je commence à fatiguer, et je suis contente d’arriver à la voiture.

2 réponses à “Devil’s Peak et Table Mountain”
  1. daphne dit :

    I am so tired…. this hiking was exhausting… my poor legs hurt me….

  2. Aline dit :

    YESS ma Ju !

    te voilà dans la grande famille des grimpeuses Mouna !!
    tu as l’air de te régaler, c’est top !! profite profite !!

    et à ton retour, on se programme les 3 salazes, version roc ??? :)

    Bisous !!

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