Jusque là, chaque tentative pour voir le volcan s’est soldée par un échec. A chaque fois, nous arrivions dans une plaine des Sables embrumée, ce qui nous privait du paysage lunaire. Et ne parlons pas du Dolomieu, le cratère principal, qui restait toujours invisible.
Cette fois, on dirait que la chance nous sourit. Pas un nuage à l’horizon alors que nous nous engageons sur la plaine des Sables, et nous arrêtons la voiture quelques instants pour immortaliser le paysage désertique. On emprunte ensuite la piste menant au Pas de Bellecombe, et son point de vue sur le volcan. Là encore, le ciel est dégagé, et on peut enfin admirer le dôme arrondi du piton de la Fournaise.
L’enclos étant fermé aux visiteurs à cause des risques d’éruption, nous longeons le rempart vers l’est, menant au Nez coupé de Sainte-Rose. Nous pouvons voir le volcan et ses coulées à droite, le piton des Neiges à notre gauche. Les nuages se lèvent sur les plaines, et bientôt le Nez coupé de Sainte-Rose se retrouve bouché. Nous ne verrons donc rien de ce point de vue. On prend le goûter dans l’espoir que le temps s’éclaircisse, mais le seul résultat aura été d’attirer les rats. Nous faisons demi tour.
La plaine des Palmistes n’étant pas loin, on songe que c’est l’occasion de goûter au fameux palmiste frais que l’on prépare au prix du sacrifice de jeunes palmistes. Il faut goûter ça au moins une fois dans sa vie, c’est bien meilleur que le cœur de palmier en boîte! On craque pour une assiette de palmiste poêlé aux camarrons (sortes de grosses crevettes), c’est un délice!
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