C’est le printemps qui arrive, et chacun le célèbre à sa manière. Le Dipavali est ainsi fêté par les tamouls à la Réunion, marquant la victoire du bien contre le mal. A cette occasion, le front de mer de Saint-Pierre et le parc du colosse de Saint-André se parent de leurs plus belles couleurs pour attirer de nombreux visiteurs. Des exposant viennent d’Inde pour vendre les bijoux, tissus, décorations, tandis que les associations de danse viennent des 4 coins de l’île nous présenter leurs plus belles performances.

Un petit détour s’impose donc en ce beau samedi matin pour flâner entre les stands de Saint-Pierre et applaudir les danseurs sur scène. Mais traditionnellement, le Dipavali est d’avantage célébré à Saint-André, petite capitale tamoule de l’île. C’est à l’opposé de Saint-Pierre, mais qu’importe, la curiosité donne la motivation nécessaire.

A notre arrivée, nous nous dirigeons droit vers les stands/ snacks qui proposent des spécialités indiennes. Sur les bons conseils de Sabrina, la plus indienne du groupe disons, nous optons chacun pour un dhal. Il s’agit d’une sorte de crèpe sur laquelle on étale une garniture salée avec des lentilles, de la tomate, et du piment pour les courageux. J’accompagne le plat d’un thé indien, et je n’ai plus faim.

De toute façon il ne faut pas perdre de temps pour voir le spectacle qui suit. Des danseuses et danseurs se succèdent sur scène pour des performances de tous les styles allant de la danse indienne la plus classique à la plus moderne. Les costumes scintillent, cliquètent, et volent au son de la musique indienne, offrant un spectacle haut en couleurs.

Ce n’est pas fini; à présent c’est au tour du public d’entrer dans la danse. L’animatrice invite tout le monde à participer à la « Holi », la fête des couleurs, fête du printemps et de la fertilité. Le principe est simple: au son d’une fanfare de percussions, les participants se jettent des pigments de couleur, jusqu’à finir complètement coloré. Les enfants sont nombreux à se jeter dans la cohue, mais les grands aussi! Il faut tendre les mains pour récupérer la précieuse poudre colorée, puis la distribuer autour de soi, au hasard, ce qui génère des cris de joie.

Bien sûr, c’est une fête très symbolique, car jeter une couleur sur quelqu’un, c’est une façon de lui souhaiter quelque chose: du vert pour l’harmonie, du jaune pour l’optimisme, du bleu pour la vitalité et du rouge pour la joie et l’amour. Il y aura beaucoup de joie et d’amour cette année car tout le monde a fini plus ou moins rouge (il y avait plus de pigments rouges disponibles que toutes les autres couleurs réunies à la vérité!).

C’est donc avec une tronche toute colorée qu’il a fallu terminer la journée. Après un petit passage aux stands de nourriture pour quelques pâtisseries indiennes, on fait le tour des stands d’artisanat. Bien sûr je ne résiste pas à quelques morceaux de tissu colorés!

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