Le temps est incroyablement clair et serein ce matin. C’est le début d’une looooongue journée, si bien qu’il me faudra 2 articles pour la conter. Mais commençons par le commencement. Il n’est pas loin de 7 heures du matin, et impossible de dormir plus longtemps. On commence par un copieux petit déjeuner de makatias et pain frais achetés à la boulangerie d’à côté.
Après quelques préparatifs, nous prenons la voiture en direction de Saint-Leu. Il est temps pour Max de recevoir son cadeau d’anniversaire, après un mois d’attente! Nous nous garons sur un parking près de la plage; autour de nous, des gens drôlement accoutrés, et dans le ciel, d’immenses cerf-volants descendent à notre rencontre. Et oui, ici, c’est la piste d’aterrissage des parapentes! Les prochains qui voleront, c’est nous!
On s’assoit dans un mini bus qui gravit difficilement 800 mètres de dénivelé jusqu’au point de décollage. Il fait bien plus frais ici, et on voit d’un mauvais oeil les nuages qui s’accumulent au-dessus de nos têtes. S’il n’y a plus de soleil, les flux d’air chaud circulant du sol vers le ciel s’éteignent, et il est alors impossible de prendre de l’altitude pendant le vol.
Mais il faut bien se lancer! Après avoir enfilé un baudrier, et s’être solidement attachés à nos moniteurs respectifs vient le moment délicat du décollage. Je prends mon élan en premier. Après à peine quelques pas, la voile se lève et ralentit la course. Puis elle vient se positionner au-dessus de nos têtes et nous sommes happés vers le haut. Mes pieds ne touchent plus le sol, et je peux m’assoir confortablement pour admirer le paysage.
C’était l’exemple du décollage parfait. Max, lui, voulait pimenter cette étape. Après une bonne course sur le terrain de décollage, ses pieds ont frôlé les cannes à sucre du champ du fond. Heureusement ils s’élèvent à temps et prennent la même voie que nous.
On voit beaucoup plus de choses de là-haut. Les maisons groupées en bourgs ou isolées, les parcelles cultivées, les ravines à sec, et droit devant nous, la mer et son lagon. Un rayon de soleil nous éclaire alors que nous franchissons la route des Tamarins. C’est notre chance! Je vois Max au-dessus qui tente de capter le thermique, et un paille-en-queue qui profite aussi du flux d’air pour s’élever en tournoyant. Nous l’imitons pour gagner un peu en altitude; c’est ce qui donne le mal de mer à Max.
Un court planer au-dessus du lagon et quelques surfers, et mon moniteur décide qu’il est temps d’aterrir. Je ne suis pas trop d’accord, mais ce n’est pas moi qui ait les commandes. Retrouver la terre ferme se fait en douceur, et Max aussi arrive un peu après. Il est un peu pâle, mais oubliera vite son mal de mer quand il se rapellera qu’il est l’heure de manger!
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