Max est malade. Ce n’est pas LA grippe, non, juste une petite crève liée au changement de saison. De quoi le mettre mal à l’aise pour respirer, dormir, et le voilà donc un peu moins en forme. Du coup on décide de ne pas faire de folies du week-end. Et comme ce sont les journées du patrimoine, profitons pour faire un peu de tourisme!

Justement Audrey, ma collègue, a des touristes en ce moment; elle nous propose de se joindre à eux pour une virée dans l’est. Cela signifie beaucoup de route, mais du moment qu’on ne marche pas trop… Audrey a entouré sur la carte les sites à visiter. Le principal se trouve dans Salazie, le troisième cirque de l’île dans lequel je n’ai pas encore mis les pieds. Il s’agit du village de Hellbourg, connu pour ses cases créoles que l’on dit les plus belles de la Réunion.

On prend la route pour se rendre directement à Hellbourg; nous souhaitons arriver à temps pour une visite guidée de la maison Folio. Le cirque de Salazie est accessible en voiture, et nous nous y engageons bien en avance. La route est belle, avec une vue superbe sur la forêt, les chutes d’eau, et les habitations nombreuses et soignées. De ce fait, Salazie semble le plus accueillant des cirques.

La maison Folio est d’avantage une maison coloniale qu’une case créole, qui raconte l’arrivée des riches propriétaires blancs à la Réunion. Ils faisaient venir leurs esclaves de Madagascar pour entretenir leurs domaines, et ces derniers n’avaient autre choix que de fuir dans les espaces enclavés des cirques pour échapper à leurs maîtres. Les cirques portent ainsi les noms que leurs réfugiés leur ont donné.

Après la visite, nous rebroussons chemin vers la sortie du cirque, avec un arrêt à la cascade du Voile de la Mariée. La colonne d’eau dévale gaiement un précipice et achève sa chute dans les cultures de cresson. C’est très joli, mais l’espace est limité pour pique-niquer. On se rend donc à la cascade suivante à Sainte-Suzanne. Max et moi achetons sur le chemin un poulet grillé. Posés au bord du bassin formé au pied de la chute, nous entamons avec appétit le riz et le poulet encore chaud. L’eau a l’air bien froide, et de toute façon Audrey nous déconseille la baignade qui coûte des vies chaque année pour des raisons inexpliquées.

Nous reprenons la route, cette fois vers Saint-André où se trouvent les plus beaux temples tamouls de l’île. Nous ne pouvons entrer dans leur enceinte, mais c’est déjà magnifique vu de l’extérieur; des dizaines de statues multicolores dédiées aux divinités nous regardent de haut. Pour les approcher, il faut être soumis à un jeûn sévère, à l’abstinence sexuelle, et d’autres restrictions dont je ne me souviens plus trop.

Autre lieu de culte, l’église de Sainte-Anne qui est notre destination suivante. C’est sa façade qui vaut le détour, avec ses bas-reliefs très fins et détaillés. Nous n’entrons pas à l’intérieur qui a l’air au contraire très sobre; de toute façon il faudrait payer.

Le jour décline quand nous arrivons sur le Pont Suspendu, un autre site remarquable de par son ouverture sur la mer. L’endroit est fermé à la circulation des véhicules, ce qui nous permet d’y marcher librement.

C’est la fin du programme touristique. Nous rentrons par la route des plaines, en s’arrêtant au passage acheter les quelques samoussas qui seront notre repas du soir.

Répondre

Comment spam protected by SpamBam