Voilà, j’investis les lieux de ma nouvelle résidence à la Ligne-des-Bambous. Je gagne ainsi quelques centaines de mètres d’altitude, et on sent bien la différence de température à la nuit tombée.
La saison des pluies se termine (enfin à moitié disons), voilà l’hiver. C’est la fin des moustiques, et je ne les regrette pas! C’est aussi un temps houleux et capricieux qui arrive, compliquant les sorties du week-end. L’eau est froide et des vagues géantes sont annoncées à la météo; pas question d’aller à la plage. Et pour couronner le tout il ne passe aucun jour sans pluie, ce qui détruit tous les programmes de rando.
Il ne reste qu’à réduire les randos en balades de quelques heures, ce que nous tentons ce matin avec Aline. Nous nous rendons au-delà des Makes, jusqu’à la Fenêtre qui s’ouvre sur Cilaos. Pas de chance, les nuages ont déjà envahi le cirque à notre arrivée. Tant pis, de toute façon je commence à bien connaître les lieux. Nous effectuons tranquilement le tour passant par Bras Patate et le Piton Cabris, en chipant au passage quelques goyaviers bien mûrs et des clémentines pas mûres du tout.
Nous avons bien faim et prenons la route pour Saint Leu sans emprunter la route des Tamarins. Nous nous posons au snack des surfeurs juste après une averse. Face à l’océan, nous grignottons nos sandwiches; c’est un spectacle superbe qui se déroule sous nos yeux: la mer déchaînée envoie des rouleaux de plusieurs mètres qui viennent se briser sur la côte. L’air est chargé d’embruns et de l’odeur iodée caractéristique. Nous rentrons par la route du littoral pour faire durer le spectacle.
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